Le ministère des Habous et des affaires islamiques a fermement dénoncé, vendredi, les agissements prémédités d’un individu (Nacer Zefzafi) qui a manqué de respect et de considérations dus aux mosquées lors de la prière du vendredi à Al Hoceima, indique un communiqué de ce département dont voici le texte :

« Une mosquée de la ville d’Al Hoceima a connu lors de la prière du vendredi un désordre énorme lorsqu’un individu, debout, s’est mis à crier à la face du prédicateur en le traitant des pires qualificatifs provoquant un chaos l’empêchant de prononcer le deuxième prêche, ce qui a porté atteinte à la prière et à la communauté.

Outre les dispositions de la loi stipulant des sanctions à l’encontre de toute personne qui entrave l’accomplissement des rites religieux, cet incident constitue, pour la conscience de la nation, un comportement ignoble dans ce pays qui vénère et respecte hautement les pratiques religieuses et les rites.

Le ministère des Habous et des affaires islamiques dénonce fermement ces agissements préméditées manquant de respect et de considération dus aux mosquées conformément au Verset coranique dans lequel le Tout Puissant dit : «Qui est plus injuste que celui qui empêche que, dans les mosquées d’Allah, on mentionne Son nom, et s’efforce à les détruire».

+Que s’est-il passé au juste?+

Le prêche de vendredi à la mosquée du quartier « Diour Almalik » dans la ville d’Al Hoceima a provoqué la colère de plusieurs activistes du Hirak Rif et à leur tête Nacer Zefzafi, qui est considéré comme un des meneurs de la fronde dans le Rif.

Pour cause, l’Imam de la mosquée a évoqué dans son prêche « al fitna » (mouvements de sédition ) que connaît Al Hoceima.

Très en colère, Zefzafi a pris la parole à l’intérieur de la mosquée pour lancer, micro à la main : « Est-ce que les mosquées sont pour Dieu ou pour le Makhzen ».

Et d’ajouter : « S’il (l’Imam) avait de l’audace et se considérait comme Imam il aurait dit un mot juste ».

Lors de son intervention, Zefzafi est également entré en conflit avec plusieurs personnes dans la mosquée qui n’ont pas accepté son attitude dans un lieu de prière d’autant, qu’il n’était pas présent lors du prêche.

Zefzafi a quitté la mosquée et parti sur le toit de sa maison pour poursuivre sa rhétorique populiste afin de mobiliser les jeunes contre les forces de l’ordre. Son discours empreint de Hadith et de référents religieux, rappelle les discours provocateurs de Benkirane en 2011.

N’est-ce pas que le discours populiste qui a semé le vent il y a quelques années, amènera l’Etat marocain à récolter la tempête?


Article19.ma

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