Tout indique que le Parti justice et développement (PJD) est en train de traverser actuellement une phase des plus difficiles de ses 40 ans d’existence légale. Après les critiques formulées par les militants islamistes de base intervenues suite à l’annonce de la coalition gouvernementale, dont l’Union socialiste forces populaires (USFP), c’est au tour des dirigeants PJDistes d’étaler leur « linge sale » en public .

+ L’USFP ou le souffre-douleur des barbus+

Amina Maâlainine, députée et membre du secrétariat général du PJD, a ainsi accusé Aziz Rebbah, qui est aussi membre du même secrétariat, de la viser à travers les propos que ce dernier a tenus lors d’une récente rencontre à Tiznit.

La réaction de la députée sur Facebook fait suite aux propos de Rebbah selon lesquels « les critiques de Maâlainine sont en contradiction avec l’option choisie par le PJD et en même temps avec son acceptation de briguer la vice-présidence de la chambre des députés bien que le parti ait fait des concessions lors de l’élection de (Lahbib) Malki au perchoir ».

Maâlainine a reproché à Rebbah, quant à elle, d’avoir parlé d’elle en son absence ainsi que d’autres dirigeants du PJD, ajoutant que sa candidature à la vice-présidence de la première chambre du parlement a été décidée par un vote des membres du groupe parlementaire du parti.

« Je ne te demanderai pas pourquoi tu n’as pas démissionné du secrétariat général du parti alors que tu ne partages pas sa décision de ne pas accepter l’USFP (au gouvernement) comme tu en avais informé les frères », a-t-elle notamment écrit sur son compte Facebook.

+The conspiracy theory…+

De son côté, Rebbah a affirmé sur le même réseau social que sa réponse sera apportée à Maâ Alaynine au sien du parti.

« Ma réponse à ce qu’a publié la sœur Maâlainine tient en une seule phrase : je ne peux pas répondre sur Facebook et ce en respect de la décision du parti. Ma réponse sera faite au sein du parti pour démontrer la vérité. Je ne donnerai pas l’occasion à la presse à scandales pour l’exagérer, car ni le parti ni le secrétaire général Benkirane ne l’intéressent », rappelant, à cet égard, le comportement de la presse lors des manifestations du 20 février et lors de la formation du second cabinet de Benkirane en 2013.

Et de s’interroger : « comment des journalistes, rivaux, se sont mis d’accord au même moment pour publier la soi-disant lutte entre les dirigeants (du parti), du putsch et du contre-putsch : Al Akhbar, Akhbar Alyaoum, Aujourd’hui le Maroc, les sites Lakom, Alyaoum24 et bien d’autres. Qui est derrière leur union (contre le parti) ????!!!! ».

Là, Rebbah commence à verser dans « The conspiracy theory » chère à ses amis outre-Atlantique, semble-t-il.

No comment!

Article19.ma

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