Le Ministre de la justice et des libertés, Mustapha Ramid, a ordonné à la brigade nationale de police judiciaire (BNPJ) siégeant à Casablanca, d’ouvrir une enquête sur une affaire de torture, suite à une plainte d’un jeune avocat de Taounate et un détenu à la prison de Ain Kadous à Fès, impliqué dans le trafic de drogue.

Les plaignants ont accusé des agents de police à la Wilaya de la sûreté de Fes de falsification d’un procès-verbal officiel, de torture pendant l’interrogatoire, et d’extorsion d’une somme de vingt milles Dirhams.

Ce dernier a déclaré devant les enquêteurs qu’il  est resté menotté, les mains derrière le dos, pendant l’interrogatoire, et que deux officiers de police l’ont violenté jusqu’à évanouissement. Le détenu a ajouté qu’il avait signé les déclarations inscrites au procès- verbal, relatives au trafic international de drogue, sous la pression et la torture.

Selon une source informée, ajoute le quotidien, les éléments de la BNPJ ont entendu deux officiers, un inspecteur, et un lieutenant-colonel  ainsi que le commissaire central et le chef de la police judiciaire à la wilaya de Fes, auxquels s’ajoute un gendarme à la ville d’El Hajeb. Ils ont tous été confrontés aux accusations du détenu de Ain Kadous.

 Article19.ma

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