Fuyant l’armée irakienne soutenue par les forces spéciales américaines, le chef de Daesh, Aboubakr Al Baghdadi, a encore réussi à passer entre les mailles du filet. Mais Sofia Amara a été à l’affut…

L’histoire de l’évasion de l’homme le plus recherché au monde, Al Baghdadi, a fait l’objet d’un documentaire exceptionnel réalisé par la franco-marocaine Sofia Amara.

Sofia Amara, née à Casablanca le 25 mai 1968, est une journaliste, grand reporter et réalisatrice franco-marocaine, spécialiste du Proche-Orient.

Intitulé « Abou Bakr d’Al Baghdadi : sur les traces de l’homme le plus puissant », la réalisation de ce film a duré plus d’un an et a connu une audience record depuis sa diffusion le 19 mars dernier sur la chaine française M6.

Le film raconte que l’unité chargée en Irak de combattre le terrorisme était arrivée quelques minutes après la fuite d’Al Baghdadi de sa cache, un trou creusé dans une maison.

Le journal britannique The Mirror  a rapporté que la reporter marocaine a passé plus d’un an à suivre les traces d’Al Baghdadi et à interroger plusieurs de ses connaissances dont l’ex-épouse du terroriste, Sajai Adlimi.

En fait, Al Baghdadi vivait dans la ville de Mossoul qu’il a quitté avant que sa partie ouest ne soit tombée entre les mains des forces régulières irakiennes et qu’il tentait de fuir vers Arraqa, un bastion de Daech en Syrie.

The Mirror relève que le leader de Daesh était lors de sa jeunesse « un brillant footballeur » et souhaitait être « avocat » sauf qu’il n’a pas été accepté à la faculté de droit à cause de ses notes. Et jamais deux sans trois, Al Baghdadi a également dû faire face au refus d’accès à l’armée irakienne à cause de l’insuffisance de son acuité visuelle.

Rappel:

A première vue, rien ne prédisposait ce personnage falot à devenir le leader du mouvement qui a causé des milliers de morts au Proche-Orient, mais aussi en Europe et Outre-Atlantique. Ses anciennes connaissances sont formelles, à l’instar d’un voisin qui évoque “un garçon pauvre, ordinaire”, sans charisme ni intelligence particulière.

Et pourtant, l’ex-étudiant en théologie à l’université de Bagdad est très vite passé du statut de “petit jihadiste coincé à chef incontesté de l’EI”. L’événement qui va tout changer, outre la guerre en Syrie en 2011,“véritable catalyseur ayant permis l’ascension de l’organisation” : l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis, en 2003.

Al-Baghdadi s’est métamorphosé “derrière les barreaux”

Depuis, il a été établi que le pays, quoique plongé dans une sanglante dictature, n’était pas lié aux attaques des tours jumelles. Mais le mal est fait, “l’Irak vacille”. Des groupes terroristes se constituent. C’est à cette époque qu’Abou Bakr al-Baghdadi devient jihadiste, avant d’être capturé et enfermé dans le camp Bucca.

Sofia Amara s’est rendue dans ce lieu créé par les Etats-Unis en 2004 et surnommé “l’école du jihad” (il a été fermé en 2009). Du sable, du sable et encore du sable : d’après une psychologue américaine experte des enjeux de déradicalisation, “les prisonniers traçaient dessus des plans de bombes”.

Article19.ma

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