La chambre pénale a condamné un employé à la prison Oudaya de Marrakech à un an de prison ferme, pour son implication dans une affaire de trafic de grâce royale, tandis que son collègue a été innocenté.

Les faits de l’histoire remontent au juillet 2015, lorsque le juge de la chambre pénale avait ordonné l’arrestation du directeur de la prison et de deux surveillants, pour leur présumée implication dans cette affaire de trafic de grâce royal. Ces derniers ont été accusés de vouloir arnaquer un prisonnier français, lui faisant croire qu’il pouvait se procurer une grâce royale en contrepartie d’une somme d’argent considérable.

Les enquêtes ont révélé que les deux surveillants, désormais suspendus du travail, et le directeur de prison, mutée, ont trafiqué une grâce royale pour quelques 14 millions de centimes, selon le journal arabophone Al Massae.

Agé de 38 ans, Yoni est le jeune français ayant dénoncé ce petit réseau de trafic de grâce royale. La justice marocaine avait condamné Yoni et son frère, à 10 ans de prison chacun, pour avoir utilisé de la fausse monnaie, a rappelé le même quotidien.

Cette arrestation vient au moment où la prison Boulmharez de Marrakech a été secouée par une récente agression d’une détenue sur une autre. En effet, lundi 20 mars, une détenue a été violemment frappée et blessée “par une carte de téléphone”, notamment au niveau du visage où les blessures sont très visibles, a -t- on appris de la même source.

Par ailleurs, une  enquête a été ouverte sur instruction du procureur général du tribunal de première instance de Marrakech afin de déterminer les circonstances exactes de cette agression.

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