Au Maroc, « une croissance du PIB de près de 5% serait au
rendez-vous cette année comparée à 2,6% en 2014, » c’est
la bonne nouvelle que vient d’annoncer mardi,  M. Ahmed
Lahlimi Alami, le Haut Commissariat au Plan (HCP).
 
Le patron du HCP a présenté en détails l’analyse de la situation
macro-économique en 2014 et ses perspectives pour 2015, lors
d’une conference de presse à Casablanca.
 
 
 Lahlimi a bien souligné que les perspectives pour 2015 « sont basées sur les 
dispositions de  la loi de finances 2015 en matière de dépenses d’investissement,
de fonctionnement et de compensation. »
 
Secundo, ces prévisions « supposent une bonne campagne agricole 2014-2015 et 
une consolidation des performances autres cultures et de l’activité de l’élevage
compte tenu du niveau de précipitations observé jusqu’à la moitié du 
mois de janvier de cette année. »
 
Elles tiennent compte, également, de l’amélioration de la demande 
adressée au Maroc de 4,5% en 2015 au lieu de 4,1% en 2014. Les transferts des
marocains résidant à l’étrangers, devraient s’accroitre au même rythme de 2014
soit 1,2%. Les recettes touristiques, après avoir augmenté de 0,2% en 2014,
connaitraient une hausse de  prés de 1%, alors que les investissements directs
étrangers (IDE) consolideraient leur rythme d’accroissement à 10%.
 
Dans ce contexte, la valeur ajoutée du secteur primaire devrait progresser de 9,3%
 après avoir connu un repli de 1,7% en 2014. Les activités 
non agricoles s’accroitraient de 4,1% au lieu de 3,4% estimé pour 2014. Ce
résultat serait du à l’amélioration de 3,5% du secteur secondaire et à
l’accroissement des activités du secteur tertiaire de 4,5%. Ce dernier aurait
bénéficié de l’amélioration de la valeur ajoutée des administrations publiques de
3,3% et de l’accroissement des services marchands de 4,7%.
 
Compte tenu de toutes ces prévisions et sous réserve des ajustements qui 
leur seront apportés dans le contexte du budget économique exploratoire de juin
2015, et à la lumière, notamment, des perspectives de la campagne agricole et
des conditions de l’exécution de la loi de finances et de l’évolution du contexte
international, le produit intérieur brut devrait, ainsi, s’accroitre de 4,8% en 
2015 au lieu de 2,6% en 2014. Cette croissance économique prévue pour 2015 
devrait créer un volume net d’emploi d’environ 170 mille postes. Dans ce cadre, 
le taux de chômage national, devrait passer à 9,6% au lieu de 9,8% en 2014.
 
 +Amélioration de la demande intérieure..+
 
La demande intérieure serait marquée par une amélioration de son rythme 
de croissance de 5,4% en volume au lieu de 2,4% en 2014. Sa contribution à la
croissance du PIB passerait à 6,1 points au lieu de 2,8 points en 2014.
 
L’inflation, exprimée par le prix implicite du PIB, serait de 0,8% en 2015 au lieu
de 0,4% en 2014, malgré une baisse prévisible de l’inflation importée.
Dans ce cadre, la consommation des ménages devrait s’accroitre de 4,4%
en volume, portant sa contribution à la croissance du PIB à 2,6  points au lieu de
1,8 point en 2014.
 
 La consommation des administrations publiques, de son côté,
augmenterait au rythme de 4,9%, limitant sa contribution aux environs  de 0,9
point à la croissance du PIB. Au total la consommation finale nationale devrait
s’accroitre de 4,5% consolidant sa contribution de 3,6 points à la croissance du
PIB.

 
Par ailleurs, les exportations de biens et services, continuant de bénéficier 
de l’amélioration de la demande mondiale adressée au Maroc, devraient
enregistrer un accroissement de 6,7% en volume. De leur côté, les importations
afficheraient une hausse de 7,7% en volume au lieu de 4,7% en 2014. La
demande extérieure nette devrait, ainsi, connaitre une contribution  négative à la
croissance, de l’ordre de 1,2 point en 2015.
 
En valeur, les exportations devraient enregistrer une hausse de 4,8%. Les 
importations connaitraient une progression de 3,9% sous l’effet de la reprise
prévue de l’économie nationale en 2015, conjuguée à une poursuite de la baisse
des prix des produits énergétiques et des autres matières premières sur le marché
international. La balance en  ressources continuerait d’afficher, en conséquence,
un allégement de son déficit, pour se situer 11,8% en 2015. 
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+La dette publique globale stable…+
 
L’épargne nationale se maintiendrait à 25,7% du PIB en 2015. Ce niveau 
d’épargne permettrait, ainsi, de financer une grande part de l’investissement brut
qui représenterait 31,9% du PIB en 2015. Le compte capital dégagerait, par
conséquent, un besoin de financement d’environ 6,2% du PIB en 2015, après les
déficits de 6,0% du PIB en 2014 et 7,6% en 2013.
 
Parallèlement, les finances publiques devraient continuer d’enregistrer un 
allégement du déficit budgétaire qui serait de l’ordre de 4,5% du PIB en 2015,
après celui de 5,0% estimé pour 2014. Ce résultat serait dû, notamment, à la
réduction des dépenses de compensation qui se limiteraient à 23 milliards et
l’augmentation prévisible des recettes budgétaires, particulièrement, les recettes
fiscales. Pour combler ce déficit, l’Etat ferait recours à des emprunts interne et
externe, portant ainsi le taux d’endettement du Trésor à prés de 63,6% du PIB.
 
La dette publique globale se stabiliserait au même niveau prévu 
pour 2014 à 78,6%. 
 
En prenant en considération les perspectives de croissance économique en
2015 et de la hausse modérée des prix, la masse monétaire devrait s’accroitre de
près de 5,3%. Les réserves internationales nettes assureraient le recouvrement
d’environ 5 mois et 6 jours d’importations de biens et services. Le crédit
bancaire resterait peu dynamique avec une augmentation de prés de 4,2% prévue
en 2015 au lieu de 3,5% en 2014.
 
Article19.ma

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