La pauvreté, le sentiment d’insécurité et le chômage sont parmi les principales causes derrière l’addiction de certains jeunes marocains. C’est ce qu’a déclaré l’équipe de recherche en biochimie, nutrition et cytopathologie, de la faculté de médecine et de pharmacie à Casablanca, parmi d’autres données glaçantes qu’elle vient de révéler.

Le Maroc compte près de 600 milles accros à la drogue, parmi lesquels 16 milles consommateurs de drogues dures comme la cocaïne et l’héroïne, selon la direction de l’épidémiologie et de lutte contre les maladies transmissibles. Cependant, ces statistiques ne prennent en compte que les individus qui consomment ces substances psychotropes, au moins une fois par jour, d’après le journal Assabah.

Avec ce chiffre, le royaume est donc le pays le plus touché par ce fléau dans la région du Maghreb, face à l’Algérie et la Tunisie où il ne dépasse pas 300 milles individus. Par contre, l’Egypte est la première en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, avec 6 millions de drogués.

Les jeunes sont le plus touchés par le phénomène d’addiction à la drogue. En effet, 70% des accros sont des personnes âgées de 18 à 28 ans, et même des mineurs de moins de 15 ans, issus de quartiers défavorisés dans les villes.

L’équipe de recherche, qui organise samedi 18 mars une conférence scientifique pour présenter ces données, en partenariat avec l’association marocaine pour la communication sanitaire, a également sonné la sonnette d’alarme, concernant les drogues synthétiques, composées d’antidépresseurs, de sédatifs et d’hypnotiques (somnifères), et considérées comme dangereuses pour la santé.

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.