La décision du Roi Mohammed VI de charger une autre personnalité du parti de la Justice et du développement (PJD) de former le gouvernement « est correcte du point de vue constitutionnel, » a soutenu Mohamed El Ghali, professeur des sciences politiques à l’Université Cadi Ayyad à Marrakech, selon l’agence MAP.

Et d’ajouter que dans un papier d’éclairage ce jeudi: « Cette décision est en harmonie avec le préambule et les dispositions des articles 47 et 42 de la Constitution, qui stipulent que « le Roi, Chef de L’État, son Représentant suprême, Symbole de l’unité de la Nation, Garant de la pérennité et de la continuité de L’État et Arbitre suprême entre ses institutions, veille au respect de la Constitution, au bon fonctionnement des institutions constitutionnelles, à la protection du choix démocratique », a expliqué M. El Ghali dans une déclaration à la MAP.

La désignation par SM le Roi d’une autre personnalité au sein du PJD reflète le souci du Souverain de respecter le choix démocratique opté par le Maroc dans la Constitution de 2011 et interagit positivement avec les dispositions de l’article 47 qui stipule que « le Roi nomme le Chef du Gouvernement au sein du parti politique arrivé en tête des élections des membres de la Chambre des Représentants, et au vu de leurs résultats », ajoute-t-il. Cette décision reflète également l’échec d’Abdelilah Benkirane dans ses négociations à former un gouvernement, compte tenu des équations politiques qu’il n’a pas pu concilier, estime l’universitaire, ajoutant que l’absence d’un gouvernement pendant cinq mois a eu des répercussions sur les intérêts de l’État.

Il a souligné que Sa Majesté le Roi est resté fidèle à l’esprit de la Constitution en vue de parer à toutes interprétations ou allusions sur un éventuel retour sur le processus démocratique consacré par la Constitution de 2011.

S’agissant de l’autre personnalité qui pourrait être désignée au sein du PJD, M. El Ghali a soulevé certains indicateurs qui feront l’objet de consultations avec le Parti de la Lampe, et qui peuvent donner lieu à trois options.

Selon lui, il s’agirait de Mustapha Ramid, du fait qu’il avait accompagné M. Benkirane lorsque celui-ci a été chargé par Sa Majesté le Roi de former le gouvernement, de Saâdeddine El Othmani, homme de compromis reconnu pour son flegme et sa capacité de composer avec les autres formations, ou encore Aziz Rabbah compte tenu de son pragmatisme distingué.

Un communiqué du Cabinet royal avait indiqué, mercredi, qu’en vertu des prérogatives constitutionnelles de Sa Majesté le Roi, en Sa qualité de garant de la Constitution et de la bonne marche des Institutions, et de défenseur des intérêts suprêmes de la Nation et des citoyens, et partant du souci de Sa Majesté de dépasser la situation d’immobilisme actuelle, Sa Majesté le Roi a décidé de désigner une autre personnalité politique du parti de la Justice et du développement en tant que nouveau Chef du gouvernement ». (MAP)

Article19.ma

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