La polémique sur l’enseignement de la Darija continue à faire couler de l’encre et à diviser le comité « des sages », selon le journal casablancais Akhbar Al Yaoum.

La réunion du comité des « sages » du CSEF s’est illustrée par l’intervention du richissime et businessman, Noureddine Ayouch qui considère que l’enseignement au primaire du dialecte marocain, la Darija une nécessité et qui serait même « un pont » et une « transition » éducative, afin d’évite aux enfants tout choc linguistique.

Les conservateurs et les arabisants eux refusent tout approche qui remettrait en cause les acquis de la Constitution, surtout le référentiel de la langue arabe classique comme langue officielle sans conteste.

Face au désaccord grandissant entre pro-Darija et pro-arabe classique, Ayouch a proposé de retarder la prise de décision du comité, de garder tous les scénarios éventuels et laisse au roi Mohammed VI le privilège de trancher cette question épineuse.

 Une proposition qui apparement n’a pas été acceptée par les membres du comité, puisque l’arbitrage royal dans une situation pareille est irréaliste surtout que le roi a appelé le Conseil Supérieur de l’Education et de la Formation (CSEF) dans son dernier discours au Parlement à réétudier le concept de la réforme et trouver une solution à la problématique aux langues d’enseignement, ainsi qu’à dépasser les conflits idéologiques qui entravent la réforme, souligne le journal.

Par ailleurs,  Noureddine Ayouch, après avoir été contacté par le journal pour vérifier la véracité de ce débat, a niée les reproches qui lui sont faites et indiqué que « tout le monde travaille main dans la main » au sein du dit-comité afin de rédiger un rapport, qui sera ensuite présenté au roi, avant la fin février.

Article19.ma

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