Le 08 mars n’est pas une fête, c’est un moment de bilan et d’analyse pour mettre le point sur les obstacles et les difficultés qui entravent la progression de la femme et son émancipation, a indiqué, mardi à Rabat, Leila Rhiwi, Représentante de l’Entité des Nations unies pour l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes.

Loin de fêter les objectifs ayant poussé la communauté internationale à décrété le 08 mars, journée internationale de la femme, ces manifestations sont de plus en plus organisées pour des raisons purement commerciale, a déploré Mme Rhiwi, qui assure qu’au bout de deux ou trois décennies les gens finiront par oublier la réelle signification et la portée de cette journée. S’exprimant lors d’un point de presse avec les médias organisé par le Centre d’information des Nations unies au Maroc, Mme Rhiwi a rappelé que « 20ans après la conférence du Beijing, la situation de la femme continue de régresser et les femmes sont toujours victimes de violence et d’injustice », notant qu’en dépit des avancées de la communauté internationale au niveau normatif en adoptant des lois, des chartes et des conventions favorisant l’égalité des sexes, la situation demeure alarmante au niveau de la mise en œuvre. Cette conférence de presse avec les médias est une occasion pour mettre en exergue la situation de la femme notamment la question de l’autonomisation économique des femmes et l’emploi, qui est la thématique centrale de la journée internationale de la femme 2017, a-t-elle soutenu, appelant au changement des mentalités et la révision des schémas stéréotypés des genres.

Sur ce sujet, la représentante onusienne a fait savoir qu’à l’échelle mondiale, les femmes sont plus susceptibles d’être au chômage que les hommes, notant que les femmes occupent majoritairement des emplois moins qualifiés, moins rémunérés et plus précaires et qu’elles sont surreprésentées dans le secteur informel sans aucune protection sociale.

De son côté, le directeur du Centre d’information des Nations unies au Maroc (CINU), Fethi Debbabi, a indiqué dans une déclaration à la MAP que le point de presse de mars est le deuxième point de presse périodique organisé par le Centre en vue de fournir des opportunités de rencontre et de communication entre les médias et les agences des Nations Unies au Maroc.

Cette rencontre organisée à l’initiative du CINU, s’inscrit dans le cadre de l’ouverture des Nations-Unis sur son environnement en vue de garantir l’accès à l’information, informer les médias des activités de l’ONU au Maroc, et débattre et échanger autour des thématiques d’actualité.

Ce point de presse a été l’occasion de jeter la lumière sur la journée mondiale de la femme 2017 qui se tient cette année sous le thème  » Les femmes dans un monde du travail en évolution : une planète 50-50 d’ici à 2030″, et de présenter « le Manuel de formation sur le trafic illicite des biens culturels » par la responsable du programme culture du bureau de l’UNESCO, Sanae Allam et des deux nouveaux rapports de l’organisation mondiale de la santé (OMS) relatifs à la pollution de l’environnement par la chargée de communication de l’OMS Maroc, Karima Chakiri.

Cette rencontre a été également marquée par la présentation, par Houda Filali, représentante du Bureau Afrique du Nord, de la prochaine conférence des Ministres africains des finances, de la planification et du développement économique de la CEA/UA, prévue du 23 au 28 mars à Dakar ainsi que les recommandations du forum national sur « Les jeunes face à la violence, l’extrémisme et la promotion de la paix et la sécurité » organisé récemment à Bouznika par la chargée de communication du Fonds des nations Unis pour la population Maroc (UNFPA), Aicha Benhsine.

Article19.ma

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