« Quelques 83% des marocains ne sont pas membres ou sympathisants d’un parti politique, » en d’autres termes, ils ne s’intéressent pas à la politique. Voilà le constat presque vrai qu’Averty Market Research & Intelligence vient de découvrir et par cette occasion le fait découvrir aux partis politiques à la veille des élections communales.

Cette conclusion pouvait bien passer inaperçue si la Fondation Abderrahim Bouabid (FAB) ne s’y est pas mêlée, disent les mauvaises langues.

Considérée comme « la véritable forteresse » du  socialisme militant au Maroc, la FAB a organisé jeudi dernier un meeting à Rabat afin de débattre le résultat de cette enquête, chose qui a rendu furieux l’autre socialiste et l’actuel patron de l’USFP, Me Driss Lachgar.

Ils rappeler aux lecteurs que les membres de la FAB et Driss Lachgar sont loin d’être des amis par les temps qui courent,  et surtout lorsque des voix s’élèvent dans son camp pour exiger des réformes au sein du parti et même « le départ du leader du parti », ou de ce qui reste encore du véritable l’USFP d’Abderrahim Bouabid, décédé il y a 23 ans.

A l’occasion du congrès régional du parti à Fès, Driss Lachgar n’a pas raté l’occasion de descendre en flammes ce sondage.

Lachgar annonce à qui veut l’écouter: « Le Maroc ne s’est toujours pas doté d’une loi relative aux sondages d’opinion, » avant de tirer à boulets rouges au passage sur la FAB et ses membres.

Afin de décrédibiliser ses adversaires, Lachgar sort la grosse artillerie en remontant les eaux tumultueuse du fleuve de l’histoire marocaine et montre du doigt ses anciens camarades.

« Ce genre de sondage, » dit-il, « est comparable à ceux réalisés en 1955, qui affirmaient que Mohammed V n’est plus populaire…avant que ce même sondage ne soit démenti par le peuple quelques mois plus tard. »

  Ce fameux sondage a été réalisée auprès d’un échantillon de 1038 personnes durant le mois de décembre 2014 et rendu public le 9 janvier 2015.

Selon une lecture en filigrane du sondage, plus d’un tiers de la population marocaine (38,7%) ignore qui détient le pouvoir de décision au niveau local.

Par ailleurs, 34,5% des sondés pensent que ce pouvoir local est détenu par les autorités (gouverneur, wali, caïd), 21,1% par les élus locaux (conseil municipal ou conseil de la ville) tandis que 5,6% croient que ce pouvoir revient aux parlementaires.

No comment!

Article19.ma

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