Il est fort probable que le prochain congrès national du Parti justice et développement (PJD) « ne sera pas le dernier » auquel participera Abdelillah Benkirane en sa qualité de Secrétaire général du parti et chef du gouvernement. Il ne cache pas son souhait de rester à la tête du parti jusqu’à nouvel ordre.

D’ailleurs, dès que le congrès extraordinaire du parti avait entamé la procédure du départ de Benkirane du secrétariat général en 2017, des voix se sont élevées au sein du PJD appelant à le laisser briguer un 3ème mandat, affirme le quotidien Alahdath Al Maghribiya.

Les islamistes du PJD estiment que les secrétaires généraux des partis au Maroc, qui s’attachent à « leur indépendance », sont visés par ce qu’ils considèrent comme « Etat profond ». En outre, ils estiment que « le blocage » que connaissent les négociations pour la formation d’un nouvel exécutif provient du fait que « certaines parties » ne veulent pas que Benkirane dirige le prochain Cabinet pour un second mandat.

Et pour preuve, la réflexion est en cours sur « un plan B » au cas où Benkirane ne parviendrait pas à constituer une majorité gouvernementale ou plutôt empêché d’y parvenir, disent-ils.

Il est fort probable que le PJD liera le choix de son Secrétaire général à la question de la formation du gouvernement et par conséquent trouver une formule devant permettre à Benkirane de « rester à la tête du parti » jusqu’à la fin de son mandat en tant que chef du prochain exécutif.

Benkirane a repoussé sa décision de fixer la date du prochain congrès du parti suite au blocage que connaissent encore les pourparlers, craignant que la désignation d’un nouveau Secrétaire général ne provoque l’éviction de Benkirane en tant que chef du gouvernement, selon le journal.

En prorogeant le mandat de Benkirane à la tête du PJD il s’agit aussi de permettre au parti d’éviter, selon certains PJDistes, une des questions organisationnelles les plus difficiles en raison des rivalités pour le poste de secrétaire général entre le président du conseil national du parti, Saad Eddine El Othmani, et Aziz Rabah, membre du secrétariat général au moment même où Mustapha Ramid avait indiqué qu’il ne sera candidat à aucun poste ministériel au sein du prochain gouvernement.

Article19.ma

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