120 millions de litres consommés en moyenne par an et plus d’un milliard de DH au titre de la TIC. Des chiffres qui illustrent le dynamisme du secteur des boissons alcoolisées. La production, l’import et la consommation de ces produits, se sont inscrits en hausse soutenue sur la dernière décennie, soutient la profession. D’aucuns estiment que la consommation des boissons alcoolisées  est en baisse. Constat, que rejettent les professionnels.

A leurs yeux, cette consommation a plutôt migré vers les spiritueux (Vodka, gin et autres alcools durs). Et le phénomène touche surtout la population jeune. Avec une part importante de la production issue de l’informel. (Voir enquête de L’Economiste, édition du 17 avril 2015). Taxés à 15.000 DH/degré/hectolitre, ces spiritueux attisent l’appétit des fraudeurs qui procèdent à divers mélanges d’alcool alimentaire et inondent le marché.

Mais la croissance des recettes fiscales tient à l’uniformisation, depuis 2012 de la TIC à toutes les catégories de vins. Elle est passée de 500 DH/hl à 700 DH en 2015. Une mesure qui a surtout pénalisé le vin d’entrée de gamme. Actuellement un litre de vin ordinaire est taxé à 9,35 DH (TIC et TVA spécifique) alors que le haut de gamme de 75 cl ne supporte que 7,35 DH. Aussi l’impact sur les vins ordinaires est-il fortement ressenti. «Car, cette catégorie est très sensible à l’élasticité volume/prix», explique un professionnel. Sans oublier, que c’est la gamme qui connaît la plus forte demande vu son prix compétitif pour la grande masse de consommateurs. De plus, la TIC s’est inscrite en forte hausse enregistrant un bond record de 270% entre 2009 et 2014.

Quant à la TVA spécifique (1DH/litre) elle n’est pas récupérable. Pour la profession, il s’agit d’une TIC déguisée dont elle n’a pas cessé de demander la suppression. S’ajoute également le marquage fiscal introduit depuis 2010. Il a occasionné un surcoût de 130 DH/hl. Conséquence, le renchérissement des prix de vente de par la taxation a impacté la marge bénéficiaire des revendeurs et détaillants. Du coup, le désintérêt s’est installé parmi ces derniers. Une désaffection qui a gagné aussi les magasins de grande surface.

«En 2014, la société Cofarma a pris la décision de cesser la vente d’alcool dans ses magasins Marjane, certains commerces d’Acima leur ont emboîté le pas», constate le secrétaire général de l’Aspram. Or, les parts de marché de la grande distribution ont connu une croissance significative pour représenter jusqu’à 40% des volumes commercialisés. A l’évidence, le reste de la distribution ne compensera pas les volumes perdus. D’autant plus que le nombre des points de vente a baissé de moitié sur les quinze dernières années passant de 2.600 à 1.300 actuellement. Autant dire que cela fait le bonheur des Guerraba.

Source: leconomiste.com

Article19.ma

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