2015 sera une année charnière dans les interventions de l’AFD au Maroc. Ayant été le plus «petit» contributeur au profit de la 2e phase du complexe Noor -50 millions d’euros- l’organisme optimise fortement ses interventions au Maroc.

Pour cause: le contexte des «nouvelles normes prudentielles s’appliquant aux organismes de crédit de l’espace européen», selon Eric Baulard, directeur exécutif chez l’AFD. Le responsable s’exprimait en marge de la cérémonie de signature des conventions portant sur le closing financier des bailleurs de fonds pour le complexe Noor.

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Côté perspectives, l’AFD compte engager «entre 550 et 600 millions d’euros au Maroc, au profit de divers secteurs, sur la période 2014-2017», selon la même source. Les énergies renouvelables, la formation et l’appui aux stratégies sectorielles devraient continuer à constituer le gros des interventions de l’institution au Maroc.

En 2014 déjà, le groupe AFD, toutes composantes confondues,  s’est engagé sur un total de 100,5 millions d’euros. Ce montant est composé de deux prêts de 50 millions d’euros chacun pour la 2e phase de Ouarzazate et le programme «Emploi et développement des compétences», ainsi que d’une subvention de 500.000 euros pour abonder un Fonds d’expertise et de renforcement de capacités (FERC).
Le Maroc reste le premier terrain d’intervention de l’AFD dans la région et dans le monde avec une exposition (encours + reste à verser) de 2,5 milliards d’euros. Le programme triennal 2010-2012 entre la France et le Maroc avait fixé pour l’AFD un objectif de 600 millions d’euros de prêts concessionnels.

L’AFD a accordé 720 millions d’euros de concours bonifiés sur cette période. Au total, les autorisations d’engagements (concours concessionnels ou non) ont atteint 1 milliard d’euros sur 2010-2012. La stratégie pays du groupe pour le Maroc est fondée sur trois principaux axes.

Le premier porte sur le renforcement de la compétitivité de l’économie et l’amélioration du contenu en emploi de la croissance. L’organisme a dèjà injecté, dans le cadre de cet axe, 150 millions d’euros au profit de Med
Z et soutenu l’OCP dans son projet de pipeline. La réduction des inégalités sociales et territoriales est le deuxième grand principe des interventions de l’institution d’aide au développement.

L’éducation, la santé, l’habitat insalubre.

. sont autant de secteurs d’intervention de l’organisme. Enfin, la croissance durable et la préservation de l’environnement constituent le troisième grand niveau d’intervention de l’AFD. Le soutien au plan solaire rentre dans ce cadre. L’AFD a déjà accordé un prêt de 100 millions d’euros au Maroc, via Masen, pour la réalisation de la 1re phase du complexe solaire de Ouarzazate.

Article19.ma/L’économiste 

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