La réouverture du procès de l’affaire de Gdem Izik devant une juridiction civile est un signe important de l’évolution décisive dans le sens des droits de l’homme dans la législation marocaine, a souligné, Fernand Goffioul, consul honoraire d’Espagne et doyen du corps consulaire de la Province de Liège.

«La réparation du préjudice causé aux familles des victimes qui n’était pas prévue devant les juridictions militaires me parait un progrès appréciable, ainsi que la reconnaissance du rang des martyrs du devoir national», a affirmé ce diplomate, qui a contribué pendant plusieurs années à des groupes de travail au sein de l’ECOSOC des Nations Unies à Vienne sur la prévention et le traitement de la délinquance et la médecine pénitentiaire, dans une lettre adressée au consul général du Royaume du Maroc à Liège Hassan Touri.

Vingt-cinq personnes sont poursuivies dans le cadre des événements tragiques survenus le 8 novembre 2010 dans la localité de Gdim Izik et au cours desquels 13 personnes, dont onze membres des forces de l’ordre, ont été sauvagement tuées.

Les accusés ont été jugés une première fois devant un tribunal militaire en février 2013, qui les a condamnés à des peines allant de deux ans de prison à la perpétuité pour « constitution de bandes criminelles et violences sur les forces de l’ordre ayant entraîné leur mort avec préméditation et mutilation de cadavres ».

Suite à une réforme de la justice militaire introduite par le Maroc en juillet 2015 et en vertu de laquelle les civils ne pourront pas être jugés par un tribunal militaire, la Cour de cassation a décidé de déférer les accusés devant une juridiction civile pour qu’ils soient rejugés.

Article19.ma

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