Une étude élaborée sur le “Capital immatériel” par Bank Al Maghrib et le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a déclaré que le niveau de consommation des riches est 13 fois plus élevé que celui des pauvres.

En effet les dépenses des 10% des ménages les plus aisés représentent plus du tiers des dépenses totales de consommation soit 33,8% face à 2,6% seulement pour les 10% les moins aisés.

L’étude s’est étendue également sur les inégalités sociales entre le milieu urbain et rural, en indiquant que la campagne “concentre plus de 85% de la population en état de pauvreté absolue et 60% de la population se trouvant dans une situation de vulnérabilité.” a précisé le site de “L’Economiste”. Les personnes âgées, les enfants, les adolescents, ainsi que les personnes en situation de handicap sont les plus touchés par ces inégalités, selon le même rapport.

Pour ce qui est du secteur de l’emploie, 63% des salariés du secteur privée marocain, soit les deux tiers de ces derniers travaillent sans contrat, notamment en agriculture avec un taux de 90%. Ces données concordent avec ceux publiées par le Haut Commissariat au Plan (HCP) qui a indiqué que 9,4% des employés actifs sont saisonniers avec 90% d’employés sans assurance maladie, ce qui facilite leur exploitation par leurs employeurs.

D’un autre côté, le HCP a précisé que seul 27,2% des salariés détiennent un diplôme d’étude de haut niveau tandis que 61,2% d’entre eux travaillent sans diplôme, alors que le taux de travail non rémunéré a atteint 21,9%, dont 40,8% dans le monde rural.

Quant au taux élevé de l’emploi précaire, il trouve son explication dans la concentration de l’emploi dans les secteurs à faible contenu technologique, le manque de qualification des ressources et la mauvaise foi de certains dirigeants, rapporte le quotidien arabophone “Akhbar Al Yaoum”.

“Le chiffre annoncé dans cette étude est proche de celui publié auparavant par le Haut Commissariat au Plan, qui a révélé que plus des deux tiers des salariés du secteur privée travaillent sans contrat” a déclaré Abdeslam Seddiki, ministre de l’emploi par intérim.

Côté chômage, les personnes diplômées sans emploi est plus élevé que celui des personnes sans diplômes. En effet, le taux de chômage de ces dernier s’établit à 3,8% tandis qu’il est 4,5 fois plus élevé chez les personnes diplômées.

“Chaque point de croissance a entraîné la création de moins de 9.000 emplois en 2014 et 2015. Ces résultats sont parmi les plus mauvais depuis 1990(…) Lorsque la croissance augmente de 1 point, l’emploi progresse entre 0,3 et 0,5 point. Ce qui est faible.” a ajouté l’étude établie par le BAM et le CESE.

Ainsi, afin de mieux intégrer les jeunes et les femmes le Maroc doit créer pas moins de 200.000 emplois en moyenne par an, selon le rapport du BAM. En vue d’atteindre cet objectif l’économie du Maroc « doit croître d’au moins 6% en moyenne par an pendant 10 ans. Cela revient à faire mieux que la période d’avant le printemps arabe. Jusque-là, aucune économie de la région n’a encore trouvé sa cadence d’avant 2011.” a ajouté le quotidien L’Economiste.

“Le chiffre publié dans l’étude est juste, car le taux de création d’offre d’emploi est très faible par rapport au taux de croissance démographique. » a déclaré Zouhair LAKHYAR, professeur universitaire en insistant sur l’importance de la coordination entre le taux de croissance démographique et le taux de création d’emploi annuel.

Article19.ma

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