Des élections législatives anticipées pourraient être envisagées en Turquie au cas où « le parlement devient dysfonctionnel », a indiqué, vendredi, le président Recep Tayyip Erdogan.

Des élections anticipées pourraient être considérées si le parlement devient dysfonctionnel, a déclaré le chef de l’Etat au moment où les députés continuent leur discussion vive et avec échanges de coups de poing sur le paquet de réforme constitutionnelle visant le passage du parlementaire au système présidentiel.

Le parlement a adopté, jusque-là, huit des dix-huit articles du paquet de réformes constitutionnelles dont les deux derniers autorisant le président à demeurer membre d’un parti politique et lui octroyant le droit de gouverner par décret.

« Je crois que les débats (1-ère étape) sur la réforme constitutionnelle seront terminés cette semaine », a-t-il espéré, ajoutant que « le peuple turc finira par se prononcer sur cette question lors d’un référendum ».

Le processus de vote au parlement se déroule en deux phases conformément à la loi fondamentale en vigueur. La première est consacrée aux interventions des quatre partis politiques représentés dans l’hémicycle et du gouvernement sur le projet dans son ensemble et ses dispositions une à une et, le cas échéant, à la présentation d’amendements.

Au second tour, le débat portera sur les seules propositions d’amendements présentées au précédent.

Tout article du projet sera considéré nul s’il n’obtient pas les 3/5-èmes des membres du parlement (330 voix) lors du vote au second tour. De même, le projet sera rejeté au cas où il ne récolte pas les 330 requis pour être soumis à référendum.

Entre 338 et 348 députés ont approuvé ces 8 premières dispositions, a-t-il indiqué, espérant que le deuxième tour de vote sur l’ensemble du paquet au parlement se fera au même nombre.

Pour être adopté au parlement, le projet de réforme constitutionnel nécessite le vote favorable des deux tiers des parlementaires (367 sur 550).

Les deux principaux partis d’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP) et le Parti démocratique des peuples (HDP, pro-kurde), sont opposés à cette réforme qui renforcera, selon eux, « les pouvoirs d’un seul homme ».

Les CHP et HDP ont affirmé, vendredi, qu’ils appuieraient une élection anticipée au lieu d’initier un « changement de régime » après que l’AKP et son allié dans la présidentialisation, le Mouvement Nationaliste (MHP), ont annoncé qu’un scrutin anticipé se tiendrait si le projet de réforme en cours de discussions est rejeté par le parlement.

Article19.ma

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