L’économie nationale aurait progressé de 1,2%, au quatrième trimestre 2016, au lieu de +0,8% un trimestre auparavant. Au premier trimestre 2017, le rythme de croissance de la valeur ajoutée non-agricole s’accélérerait, légèrement, pour se situer à +2,7%. Avec une hausse de 11,1% de la valeur ajoutée agricole, l’économie nationale s’accroitrait de 3,9%, au premier trimestre 2017, au lieu de +1,7% une année plus tôt.

Le HCP (Haut Commissariat au Plan), soulignant que cette modeste hausse aurait été, principalement, tirée par les activités secondaires, après une sensible décélération au troisième trimestre. La valeur ajoutée hors agriculture aurait, ainsi, crû de 2,5%, en glissement annuel, au lieu de +1,9% le trimestre précédent.

Le secteur agricole aurait poursuivi sa tendance baissière, affichant un repli de 12,3%, durant la même période. Au premier trimestre 2017, le rythme de croissance de la valeur ajoutée non-agricole s’accélérerait, légèrement, pour se situer à +2,7%. Avec une hausse de 11,1% de la valeur ajoutée agricole, l’économie nationale s’accroitrait de 3,9%, au premier trimestre 2017, au lieu de +1,7% une année plus tôt.

Par ailleurs, l’activité économique dans les pays avancés aurait continué de résister aux incertitudes politiques, dues notamment aux résultats des référendums britannique et italien et à l’élection présidentielle américaine. La croissance aux Etats-Unis aurait bénéficié du soutien de la demande intérieure, en particulier des entreprises. En zone euro, l’activité se serait améliorée, notamment en Allemagne, en Espagne et en France, portée par la consommation des ménages et la reprise de l’investissement productif. Sur l’ensemble de l’année 2016, la croissance des pays avancés se situerait aux alentours de 1,6%, au lieu de 2,1% en 2015 et celle de la zone euro atteindrait 1,6%, après 1,5% un an plus tôt. Après une évolution atone un trimestre auparavant, le commerce mondial de biens aurait progressé de 1,4% au quatrième trimestre 2016, porté par la reprise des échanges des pays avancés et, dans une moindre mesure, de celles des pays émergents, pour clore l’année 2016, avec une croissance estimée à 1,2%, soit le taux le plus faible enregistré depuis 2009.

Le HCP note, par ailleurs, dans sa note d’information, faisant état de la situation des principaux indicateurs économiques conjoncturels estimés pour le 4ème trimestre 2016 et relatant les anticipations pour le 1er trimestre 2017, la demande mondiale adressée au Maroc aurait été légèrement plus dynamique que le commerce mondial, affichant un accroissement de 2,2% en 2016, au lieu de +4% enregistré en 2014 et 2015. Dans ce contexte, le déficit de la balance commerciale au niveau national se serait alourdi de 18,3%, en 2016, et le taux de couverture aurait perdu 3,7 points, pour se situer à 55%. Le creusement de ce déficit serait le résultat de la hausse plus conséquente des importations par rapport aux exportations. Ces dernières, en hausse de 1,7%, auraient pâti du recul des exportations des secteurs phosphatier et agricole, résultant beaucoup plus de l’effet-prix à l’export. Les cours internationaux du phosphate brut et de ses dérivés se seraient infléchis dans un contexte d’offre mondiale de phosphate brut excédentaire en provenance de la Chine et d’Arabie Saoudite et d’une baisse de la demande des fertilisants émanant des pays d’Asie du Sud, d’Amérique Latine et d’Afrique. Hors phosphate et dérivés, les exportations auraient crû de 5,3%, tirées par le secteur automobile, dans sa composante construction, suivies des secteurs de l’aéronautique, de l’électronique et enfin du secteur du textile et cuir qui aurait renoué avec la croissance, après la contre-performance enregistrée en 2015.

Soutenues par la demande intérieure, les importations auraient, quant à elles, progressé de 8,5%, après avoir fléchi une année auparavant. Elles auraient été alimentées par les acquisitions des biens d’équipement industriel (voitures industrielles, moteurs à piston, machines et appareils divers, chaudières et pièces détachées pour véhicules), des biens de consommation (voitures de tourisme et leurs pièces détachées, médicaments et tissus), des demi-produits (papier et carton et accessoires de tuyauterie) et des produits alimentaires (blé, orge, sucre et tabacs). En revanche et malgré la hausse des achats en tonnage de gasoils, de fuels et de gaz de pétrole, les importations de produits énergétiques auraient poursuivi leur tendance baissière, en liaison avec la modération des cours mondiaux énergétiques.
La demande intérieure privée qui aurait continué de soutenir la croissance économique nationale au quatrième trimestre 2016 avec, cependant, un rythme en légère décélération. Dans un contexte d’une hausse de 1,8% des prix à la consommation, les dépenses de consommation des ménages, en volume, se seraient accrues de 2,8%, en variation annuelle, au lieu de +2,9% au troisième trimestre, sous-tendues par une amélioration de 1,8% des transferts des MRE et un accroissement de 5,3% de l’encours des crédits à la consommation. Cette progression de la consommation domestique aurait continué de profiter aux importations de biens de consommation, dont la hausse se serait établie à 16,5%, au quatrième trimestre 2016.

De son coté, l’investissement productif aurait affiché un accroissement de 6,4% au début de l’année 2016, en variation annuelle, au lieu de +8,7% un trimestre auparavant. Cette évolution serait, particulièrement, attribuable à la poursuite du dynamisme de l’investissement en produits industriels, dans un contexte d’un renforcement des importations des biens d’équipement et d’une progression de près de 7,1% du flux des crédits accordés à l’équipement. Pour sa part, l‘investissement en construction aurait poursuivi son redressement, pour le deuxième trimestre successif, dans le sillage d’une reprise de la demande adressée à l’immobilier et d’un raffermissement de 5,4% de l’encours des crédits destinés à l’habitat.
Au niveau du marché boursier, le HCP indique que les indices MASI et MADEX auraient progressé de 30,5% et 31,6%, respectivement, en glissements annuels, après des hausses de 10,1% et 10,3%, au trimestre précédent. Ces dernières performances seraient attribuables, principalement, à la hausse des cours boursiers des secteurs de l’immobilier, de l’agroalimentaire, de la chimie et du papier.

Article19.ma

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