Facebook a encore frappé. Les modérateurs de la plateforme ont en effet censuré une publication au début de la semaine parce qu’elle comprenait la photo d’un homme nu. Logique, me direz-vous. Certes, mais l’homme en question n’était pas fait de chair et de sang. Il s’agissait en effet d’une statue, et plus précisément de celle de Neptune. Le dieu romain, donc.

Comme toutes les plateformes dites « sociales », Facebook applique des conditions d’utilisation strictes. Les utilisateurs ont le droit de donner leur point de vue et de partager leurs photos ou leurs vidéos, mais ils ne peuvent pas publier n’importe quoi non plus.

Loin de là même et ils sont ainsi tenus de respecter toutes les règles évoquées sur cette page.

Facebook et la nudité ne font pas bon ménage

Une de ces règles a trait à la nudité. Facebook explique notamment que toutes les photos présentant des organes génitaux ou des fesses seront systématiquement supprimées. De même pour les images laissant apparaître des poitrines où le mamelon est apparent.

Car en effet, comme la firme l’indique elle-même, les photos d’allaitement sont parfaitement autorisées, de même pour celles montrant des cicatrices post-mastectomie. Il est d’ailleurs important de noter que cela n’a pas toujours été le cas.

En réalité, Facebook était bien plus strict avant, mais Mark Zuckerberg et ses associés ont été obligés de mettre de l’eau dans leur vin face à la grogne des utilisateurs.

Ce n’est pas fini, car les conditions d’utilisation de la plateforme stipulent également que les photos de peintures, de sculptures et de toutes les œuvres d’art montrant des personnages dénudés sont autorisées.

Elisa Barbari, une historienne spécialisée dans l’art, ne pensait donc pas s’attirer les foudres des modérateurs de Facebook en publiant sur sa page la photo d’une statue représentant Neptune, le célèbre dieu de la mythologie romaine. D’autant que la sculpture est publiquement exposée dans la ville de Bologne, dans le nord de l’Italie.

Les modérateurs de la plateforme ont encore eu la main lourde

Mais voilà, tout ne s’est pas passé comme prévu et un employé de la firme américaine a ainsi estimé que cette photo contrevenait aux conditions d’utilisation de la plateforme. Il a donc pris la décision de la supprimer et d’envoyer un avertissement à l’historienne en l’accusant d’avoir violé les règles admises en présentant « un contenu sexuellement explicite ».

Elisa Barbari a été extrêmement choquée par cette décision arbitraire et elle l’a fait savoir sur sa page, mais également par le biais de plusieurs médias locaux et internationaux. L’histoire a en effet été reprise partout, et notamment dans le reste de l’Europe et aux États-Unis.

Pour la petite histoire, il faut savoir que cette fameuse statue se trouve sur la Piazza del Nettuno à Bologne et elle sert d’ornement à la fontaine présente à cet endroit. Une fontaine qui a été construite en l’honneur de pape Pie IV et qui représente le symbole de l’histoire papale.

Si cette fontaine a été construite par Tomasso Laureti en 1563, la sculpture en bronze sort pour sa part des ateliers de Jean Bologne, un des plus grands sculpteurs italiens.

MAJ : Facebook a présenté ses excuses et un porte-parole a indiqué à Mashable qu’il s’agissait d’une simple erreur. Exactement comme celle de septembre, lorsque la plateforme avait censuré la fameuse photo de la fillette au napalm.

Source: fredzone.org

Article19.ma

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