Les mesures d’élimination progressive des subventions de certains produits de consommation, en l’occurrence pétroliers, ont permis à l’Etat d’économiser 21,1% des dépenses à charge de  compensation prévues dans la loi de Finances en cours d’exécution.

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A fin novembre, les émissions au titre de la compensation ont en effet été de 33,6 milliards de dirhams contre 42,6 milliards à la même période. C’est ce que révèlent les dernières actualisations sur les finances publiques publiées par la Trésorerie générale du Royaume (TGR). L’Etat boucle ainsi l’année avec une légère marge de manœuvre budgétaire pour l’exercice 2015, avec une maîtrise davantage accentuée sur les charges communes. Celles-ci, principalement constituées des dépenses de compensation, ont en effet reculé de 6,4% par rapport à la même échéance en 2013, pour s’établir à quelque 53,3 milliards de dirhams.

Par contre, aucune amélioration à la baisse n’est relevée sur les dépenses de personnel et de matériel de l’Etat. Celles-ci sont en hausse de 12,8% (28,5 milliards de dirhams), là où les  salaires servis par la TGR à fin novembre 2014 se sont établis à 92,8 milliards de DH, en hausse de 2,2%. Le cumul porte les dépenses de fonctionnement émises à 174,9 milliards de dirhams, en légère hausse de près de 1% par rapport au niveau de 2013.
La structure des recettes des comptes publics n’a pas connu de grandes évolutions. Les recettes ordinaires se sont légèrement améliorées (2,5%) par rapport à 2013, en raison, principalement, de la hausse des recettes fiscales. Celles-ci se sont établies à un peu plus de 156 milliards de dirhams, en hausse de 3,1% par rapport à 2013. En détail, les recettes de la taxe intérieure de consommation (TIC) sur les produits énergétiques (+8,3%) ont été assez significatives. S’y ajoute également l’augmentation des autres TIC (+3,1%) en raison essentiellement de la hausse de la TIC sur les tabacs manufacturés (+5,4%).

Parmi les tendances, l’on note une amélioration de 3,2% de la fiscalité domestique : IS (+7,7%), IR (+0,6%), TVA à l’intérieur (-7,4%). La hausse des recettes de l’IS, en particulier, de 2,4 milliards de DH, est expliquée par l’IS retenu à la source à l’occasion de la cession d’une partie du capital de Maroc Telecom et de l’augmentation des versements effectués par certains gros contribuables (BCP, IAM,…). Cette tendance s’accompagne d’une baisse des versements effectués par d’autres gros contribuables dont OCP, Bank Al-Maghrib et l’Agence de la conservation foncière.

Article19.ma/L’économiste

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