Le président du Conseil national des droits de l’homme, Driss El Yazami, a souligné que l’un des défis pour le prochain gouvernement dans le domaine des droits de l’homme sera la mise en place de mécanismes de recours au profit des victimes de la discrimination raciale.

M. El Yazami, qui s’exprimait, mardi à Rabat, lors d’un atelier organisé par le CNDH en collaboration avec le haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, a ajouté que le débat portera, après l’investiture du prochain gouvernement, notamment sur l’institution qui aura la charge de ces mécanismes.

« Seront-ils placés sous la tutelle de l’Instance équité et réconciliation ou une autre institution nationale ? », s’est-il interrogé.

Il a, en outre, estimé que la politique de règlement de la situation des migrants et de leur insertion sociale, lancée par le Maroc, constitue l’une des conditions fondamentales de lutte contre toutes les formes de ségrégation, soulignant que cette politique vise en premier lieu à placer la personne étrangère sur un même pied d’égalité que tout citoyen marocain.

Le président du CNDH a également relevé que le phénomène migratoire a connu une grande mutation au niveau mondial en ce sens que des pays du sud sont devenus aussi des pays d’accueil, citant l’exemple du Maroc qui n’est plus seulement un pays de transit pour les subsahariens.

M. El Yazami s’est aussi félicité de la consécration de la lutte contre toutes les formes de discrimination dans la constitution du Maroc, soulignant que le Royaume a fait de grands pas en cette matière, des pas qui doivent être suivis d’effort à travers la mise en place des mécanismes de recours au profit des victimes de ségrégation raciale et de xénophobie.

Article19.ma

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