Le Maroc est en stand-by depuis plusieurs semaines faute de gouvernement. Tout le monde sollicite l’arbitrage du roi Mohammed VI pour sortir de l’impasse.

Et en attendant le retour d’Afrique du souverain, ce week-end, le projet de loi de finances 2017 est toujours bloqué à la chambre des représentants.

A noter que le chef de gouvernement désigné, Abdelilah Benkirane, n’est pas parvenu à former son Cabinet avec une majorité confortable au Parlement, et ce, après deux mois de tractations.

« C’est une situation très rare, mais prévue par la Constitution », selon l’AFP qui cite une source parlementaire. « Pour la gestion des affaires courantes, le gouvernement va donc devoir ouvrir des crédits par décret ».

Le site semi-officiel, Le360 avait annoncé qu’un Conseil de gouvernement devrait se tenir « exceptionnellement » en milieu de semaine prochaine afin d’ouvrir les crédits par décret » pour financer les services de l’Etat.

Pour l’instant, la priorité est donnée aux salaires des fonctionnaires et autres affaires courantes. Quand aux projets d’investissement, ils doivent attendre la formation d’une majorité parlementaire au plus tard vers janvier 2017, affirme-t-on.

Après la victoire du 7 octobre, M. Benkirane avait été reconduit par le roi Mohammed VI à la tête du gouvernement de coalition qu’il dirige depuis cinq ans.

M. Benkirane mène depuis d’intenses consultations avec les leaders de partis à l’exception de son adversaire juré du Parti authenticité et modernité (PAM), arrivé en deuxième position au scrutin.

Le but est de rassembler un minima de 198 sièges, afin de garantir un vote de confiance au Parlement, où son parti le PJD a déjà 125 sièges.

Article19.ma

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