Le conseil devrait maintenir inchangé le principal instrument de politique monétaire.

«Les mesures de politique monétaire n’ont pas vocation à produire uniquement effets à court terme… Nous préférons qu’elles se répercutent graduellement. A ce moment, leur transmission a plus d’effets bénéfiques», avait répondu Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib face à un impact moindre de la baisse du taux directeur à 3% en mars 2012 sur l’évolution  du crédit.

Ce jugement porte à croire que le conseil de Bank Al-Maghrib qui a tenu hier mardi sa dernière réunion de l’année, devrait garder inchangé le taux mère, trois mois après sa baisse à 2,75%.

Toute nouvelle manipulation semble prématurée. Même si, selon un opérateur de marché, la mollesse de l’inflation – 0,3% en moyenne sur les dix premiers mois de l’année contre 0,7% anticipée par BAM sur l’ensemble de l’année – et une croissance moins dynamique plaideraient pour une détente du principal instrument de politique monétaire.

Globalement, une nouvelle baisse dépendra du diagnostic de la Banque centrale sur la situation économique. Et, il y a quelques signes encourageants. Le rythme de croissance du crédit s’est légèrement amélioré depuis le dernier conseil. Il est passé de 4,3% à 4,6% entre septembre et octobre.

Article19.ma/L’économiste

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