Le lancement de la chaîne d’information en continu al-Arab, propriété du milliardaire saoudien al-Walid ben Talal, a été repoussé au 1er février 2015, avec la promesse d’innover dans un paysage audiovisuel arabe particulièrement chargé, selon l’AFP.

Aucune raison n’a été avancée pour le report alors que différentes dates ont circulé en 2014 sur un lancement imminent. Dans un communiqué, la chaîne al-Arab, basée à Bahreïn et censée émettre en arabe, s’est voulue positive, affirmant son ambition d’engager « un tout nouveau style de couverture des informations au Moyen-Orient et au-delà ».

Des chaînes panarabes ont été accusées d’être les porte-voix de leurs propriétaires, notamment depuis le début du printemps arabe en 2011, ce qui a conduit à l’émergence de groupes radicaux et à une bipolarisation entre islamistes et libéraux. La chaîne al-Arab entrera en compétition avec les deux chaînes qui dominent déjà le paysage audiovisuel dans le monde arabe : al-Jazeera, qui émet du Qatar, et al-Arabiya, qui émet de Dubaï avec des capitaux saoudiens.
Dans son communiqué, al-Arab promet d’offrir « une plateforme pour une présentation transparente et un débat sur les questions et les défis les plus difficiles de la région ».

La nouvelle chaîne sera dirigée par Jamal Khashoggi, vétéran de la presse saoudienne et proche des Fayçal, une branche de la famille régnante en Arabie saoudite. En mai 2010, il avait dû démissionner de son poste de rédacteur en chef de l’influent quotidien saoudien al-Watan, dont il avait fait une tribune progressiste, et ce après la parution d’un article critiquant le salafisme qui avait suscité des remous dans les milieux conservateurs.

Article19.ma 

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