Le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué, jeudi, que le Dirham marocain ne devrait pas connaitre de dépréciation après l’adoption par le Maroc d’un système flexible de change.

Le Maroc, un des plus grands importateurs de l’énergie dans la région, entend avec l’aide du FMI libérer son régime de change à la suite de la baisse des prix du pétrole, baisse qui a contribué à améliorer sa situation financière générale.

A l’issue d’une visite au Royaume d’une mission du FMI au Maroc, Nicolas Blancher, qui conduisait cette délégation, a indiqué à la presse que la valeur du dirham se situe à « un niveau équilibré » avant d’ajouter : « ce n’est pas sûr, mais nous ne nous attendons pas à un grand changement (après la réforme) ».

M. Blanchet a également fait savoir que la réforme envisagée par le Maroc sera « progressive » et que « toutes les conditions nécessaires à une transition en douceur existent ».
« Les réserves en devises étrangères du Maroc sont suffisantes et les autorités ont choisi le moment opportun pour entamer cette réforme », a-t-il enchainé.

Les réserves en devises ont dépassé les 251 MMDH à fin octobre à même de couvrir les importations du pays pendant plus de 7 mois, des réserves appelées même à augmenter, selon Bank Al Maghrib.

Le prix de change du dirham est déterminé à 60 pc par la valeur de l’Euro et à 40 par celle du dollar américain.

La réforme envisagée par le Maroc devra permettre la libération progressive de la cotation de sa monnaie nationale.

Une mission des services du FMI, dirigée par Nicolas Blancher, a séjourné au Maroc du 16 novembre au 1er décembre 2016 pour discuter avec les autorités marocaines du renforcement de la résilience et du potentiel de l’économie marocaine.

Dans un communiqué de presse publié sur le site du FMI, M. Blancher a indiqué, au terme de sa visite, que le le Fonds monétaire soutient « l’intention des autorités d’entamer une transition graduelle vers un régime de taux de change plus flexible et un cadre de ciblage d’inflation ».

« Un tel régime favorisera l’intégration (du Maroc) à l’économie mondiale en préservant la compétitivité et en renforçant la capacité d’absorption des chocs extérieurs », a-t-il précisé ajoutant que le Fonds continuera de « travailler avec les autorités pour la finalisation de leur feuille de route pour cette transition ».

Selon lui, « le secteur financier marocain est bien capitalisé, et les risques pesant sur sa stabilité financière demeurent limités ».

Article19.ma

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