Maroc essaie de rattraper « le temps perdu » en faisant la promotion du nouveau code minier afin d’attirer les investisseurs étrangers et « de faire figurer le Maroc dans la carte minière internationale », selon le Ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement .

« Pour atteindre cet objectif, il faut avoir des investissements conséquents qui permettront de générer un mouvement de capitaux important et de créer des emplois », a expliqué M. Amara dans un entretien accordé à la MAP.

Ainsi, le chiffre d’affaires du secteur minier devrait atteindre 15 milliards de dirhams (MMDH) durant les années à venir au lieu de 5MMDH actuellement, alors que le volume d’investissement pour la recherche passerait de 400 millions de dirhams à 4 MMDH, estime le ministre.

« Cela permettrait également d’irriguer les zones reculées de notre pays et de créer toute une dynamique économique, notamment en termes des services consulting, de création d’emploi, de formation et de transfert de technologie », a ajouté M.Amara.

Le nouveau code minier vise également à drainer des investissements, tout en veillant à garder les intérêts et les acquis des artisans miniers déjà en exercice au niveau de la Centrale d’achat et de développement de la zone minière de Tafilalet et Figuig appelée « CADETAF », qui fait 60.000 km2 mais reste dominée à presque 100 pc par l’artisanat minier, a souligné le ministre, appelant les artisans des autres zones à se regrouper en PME ou coopératives pour pouvoir exploiter les licences et les permis miniers.

   + ‘La cartographie de notre géologie ne dépasse pas les 36%…’ +

Ce texte de loi se veut un code qui va répondre à la problématique posée par cette activité qui reste embryonnaire, à travers une démarche participative avec les partenaires et les autres départements ministériels, a-t-il noté.

« La cartographie de notre géologie ne dépasse pas les 36 pc », a regretté M. Amara, notant la création d’une nouvelle direction de géologie au niveau du ministère.

Autre nouveauté: l’institution de nouveaux titres miniers, à savoir l’autorisation d’exploration qui offre aux investisseurs la possibilité de développer des programmes de recherche sur de grandes superficies.

« Actuellement les distances d’exploration ne peuvent pas dépasser les 100 km2, alors qu’avec le nouveau code on pourrait être sur 2.400 km2, ce qui va permettre aux investisseurs d’utiliser des moyens développés, notamment l’exploration aéroportée », s’est félicité le ministre.

Cette autorisation, qui peut porter sur des périmètres couverts ou non par un permis de recherche ou une licence d’exploitation, est accordée pour une durée de deux ans, a-t-il précisé.

M. Amara a fait savoir que « le permis ou titre minier » octroyé aux prospecteurs englobera désormais tous les minéraux, et non pas uniquement une seule catégorie, comme c’est le cas dans le Code encore en vigueur, ce qui va donner une visibilité aux investisseurs.

Il a également noté l’élargissement du code aux roches et minéraux industriels autres que ceux utilisés dans le BTP et aux spécimens minéralogiques et l’introduction de nouvelles autorisations pour l’exploitation des cavités souterraines destinées au stockage du gaz naturel et pour l’exploitation des haldes et terrils, tout en mettant l’accent sur l’aspect environnemental, notamment le devenir de l’après-mine.

Pour drainer davantage d’investissements dans le secteur minier, qui génère un chiffre d’affaires hors phosphates de 5 MMDH et crée près de 15.000 emplois, le ministère a élaboré un nouveau code minier, actuellement en examen au niveau du parlement.

L’activité minière est à 90 pc phosphatière. Elle participe à 30 pc aux exportations, à environ 10 pc au PIB et crée 40.000 emplois.

Dans les phosphates, le Maroc a fait un grand chemin, en passant de l’extraction et l’export de phosphates bruts à la valorisation des produits, comme les engrais phosphatés.

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.