L’universitaire et activiste amazigh, Ahmed Assid, a qualifié de « dangereux » l’adoption, récemment, par le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) de la recommandation stipulant le paiement des frais d’inscription dans l’enseignement public.

« Nous comptons sur la scolarisation pour mettre fin à la criminalité, à la marginalisation et à l’ignorance…mais avec cette décision nous allons faire baisser le nombre des scolarisés et l’ignorance se développera encore davantage car les familles démunies ne pourront pas envoyer leurs enfants aux écoles », a souligné M. Assid dans une déclaration à Hespress.

A cet égard, il a imputé la responsabilité de cette décision au parti qui a dirigé le gouvernement précédent, estimant qu’il s’agit de la poursuite des politiques antipopulaires mises en œuvre par « les frères de Benkirane » comme ils l’ont fait pour la caisse de compensation, la question de la retraite et la réforme du code pénal.

Abdelilah Benkirane, Chief of Government of Morocco at the World Economic Forum on the Middle East and North Africa 2015 in Jordan. Copyright by World Economic Forum / Faruk Pinjo
Abdelilah Benkirane, Chief of Government of Morocco at the World Economic Forum on the Middle East and North Africa 2015 in Jordan. Copyright by World Economic Forum / Faruk Pinjo

L’Etat, a-t-il ajouté, a trouvé en le Parti justice et développement un parti qui peut appliquer les réformes antipopulaires que les autres partis politiques évitaient d’entreprendre.

Quant aux raisons ayant poussé le PJD à prendre ces décisions, M. Assid a estimé que le parti islamiste aspire grandement à devenir un allié du Palais, soulignant que cet objectif fait que « les frères de Benkirane » soient prêts à mettre en exécution toutes les décisions même si celles-ci touchent le pouvoir d’achat et la dignité des citoyens.

L’activiste amazigh a, en outre, mis en garde contre la mise en cause de la gratuité de l’enseignement secondaire et supérieur, relevant qu’une telle décision fera accroître l’analphabétisme et l’ignorance comme le voudrait le parti islamiste qui « ne peut poursuivre sa tutelle sur la société ou conserver sa place dans le paysage politique sans préserver certains phénomènes sociaux ».

L’avis favorable de CSEFRS relatif au projet de la loi-cadre de l’enseignement, qui lui a été soumis par le gouvernement sortant, a suscité de vives réactions de mécontentement de la part des citoyens, notamment, en ce qui concerne l’instauration du paiement par les familles des frais la scolarité de leurs enfants dans les établissements publics.

Article19.ma

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