La dernière session du conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSERS), présidée par Omar Azziman, continuera longtemps à faire couler l’encre. Et pour cause, « une proposition » controversée était à l’ordre du jour prévoyant la fin de « la gratuité » de l’enseignement public.

Mais les syndicats du secteur de l’enseignement était à l’affût de cette proposition impopulaire et ont dit « Niet! ».

La proposition qui, si elle était adoptée comme résolution, « amènerait le gouvernement à instituer des taxes et des frais d’inscription à tous les niveaux de l’enseignement public, » selon des sources concordantes.

A l’origine, les auteurs de ce projet, estiment que les frais en question ne concernent pas les enfants des couches « les plus aisées ».

Mais comment faire le distinguo entre riches et pauvres, dans ce cas de figures?

A noter que selon les syndicats, les couches plus démunies n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants dans les institutions privées, et du coup ces derniers s’acheminent par la force des choses vers les établissements et universités publiques.

Le gouvernement Benkirane ne cache pas que l’Etat est incapable de continuer à financer l’école publique, qui absorbe plus de 4,5 milliards de dollars par an, loin devant La Défense nationale et l’Intérieur.

Pour rappel, charte de l’enseignement et de la formation avait prévu d’encourager le secteur privé, y compris sur le plan fiscal, pour contribuer, à hauteur de 10% puis de 20% à l’horizon 2020, au développement du réseau des écoles privées de tous les niveaux. C’est pourquoi des universités privées ont même bénéficié du régime des équivalences des diplômes, affirment les mêmes sources.

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.