En règle générale, les officiels américains à la veille de leur départ de la Maison Blanche,  deviennent plus « sympathiques » et « nostalgiques ». Et pour cause, le secrétaire d’Etat John Kerry a livré un long discours « environnemental » mercredi à Marrakech, lors de la COP22. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, Kerry a tenu à rappeler le 20ème siècle, les paysages que peignait Winston Churchill lors de son séjour en 1943 au palace mythique de la Mamounia, et du coup rendre hommage à la cité ocre qui abrite 73 ans plus tard le sommet mondial sur le climat.
Voici ce que raconta Kerry sur cette petite histoire de Marrakech à son auditoire sur un ton anecdotique:
« C’est un grand plaisir pour moi d’être ici, à Marrakech », dit-il. « Cela me rappelle l’une des plus grandes figures du XXe siècle, dont le lien avec cette ville est si célèbre: Sir Winston Churchill. Il aimait peindre les paysages, et s’imprégner de la beauté et de la culture » du Maroc, poursuit-il.
« Au comble de la Seconde guerre mondiale, et au moment où il (Churchill), le président Franklin Roosevelt et les dirigeants alliés se sont réunis à Casablanca (Conférence d’Anfa) pour planifier la stratégie du théâtre européen, Churchill était surpris d’apprendre que Roosevelt n’avait jamais mis les pieds dans cette partie du Maroc », ajoute  Kerry.
« Et dans une action que seul Winston Churchill aurait pu accomplir au milieu d’une guerre mondiale, il a convaincu Roosevelt d’étendre sa visite au Maroc et de traverser ce qui était encore, à l’époque, un pays empêtré dans la lutte… Donc, après plusieurs heures de déambulation, et parce que nous parlons de Winston Churchill, beaucoup de scotch (rires), les deux leaders sont arrivés à Marrakech à temps pour voir le soleil se coucher au dessus des montagnes du (Haut) Atlas », selon l’envoyé américain.
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Pour rappel, la Conférence d’Anfa Ou Conférence de Casablanca est une conférence interalliée qui se tint du 14 au 24 janvier 1943 à l’hôtel Anfa de Casablanca au Maroc afin de préparer la stratégie des Alliés après la Seconde Guerre mondiale.

Cette conférence fut décidée par le président des États-UnisFranklin Roosevelt, et le Premier ministre britanniqueWinston Churchill, qui invitèrent à se joindre à eux d’une part Joseph Staline – qui déclina l’offre – et d’autre part les généraux français Henri Giraud et Charles de Gaulle.

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