La cérémonie de remise des prix des micro-entrepreneurs a été marquée par les portraits de femmes et d’hommes d’exceptions. Soutenues par les associations telles la FNAM et le CMS, ces personnes ont bataillé pour franchir des conditions d’existence extrêmes jusqu’à vivre de leur métier. Ici, nous vous présentons quelques-unes d’entre eux.

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S’il fallait décrire Aicha Hamid, un seul mot suffirait : pureté. Pure, elle l’est, tout comme ses créations le sont, tout comme son énergie. Mais trêve de spiritualisme, Aicha vit dans le concret. Originaire et vivant à Taroudant, Aicha revendique avant tout son rôle de mère de… 9 enfants ! Ni plus ni moins. A en entendre ses mots, c’est sa plus grande fierté. C’est alors à nous de rendre hommage à son courage d’entrepreneur. « Je suis devenue Maalma à l’âge de 16 ans et je suis analphabète »,  elle a donc su dépasser tout obstacle et se faire femme d’affaire. Aujourd’hui, elle a su se construire une place parmi les meilleurs bijoutiers de Taroudant. Une place qu’elle a gagnée à la sueur de son front et à la force de sa créativité. La voir façonner des perles à base d’emballage de « Raibi Jamila » qu’elle transforme habilement en perles relèverait presque du miracle. Et au-delà de tout cela, son plus grand souhait est de transmettre son énergie à d’autres femmes, de laisser une trace et d’influencer. Et elle le fait. Aujourd’hui ce sont 10 femmes qui travaillent à plein temps avec elle, obtenant ainsi une réelle autonomie financière.

Parlons bien, parlons esthétique. Les créations de Aicha, des colliers principalement, sont une ode à l’harmonie des couleurs et à la puissance des matériaux.

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MERIEM EL KOURMI

« Production de produits cosmétiques »

Passons maintenant à une autre dimension, tout d’abord celle de la jeunesse. Meriem, âgée de 19 ans, nous confie que la mort de son père a été la cause pour ne pas dire l’étincelle de son esprit d’entreprise. Ainée d’une grande fratrie, elle a pris en charge celle-ci. « Quand ma sœur s’est mariée plus personne ne pouvait s’occuper de la famille. Mon père est décédé et ma mère a un handicap mental. ». Mais la réussite a un prix. Elle a enchaîné les petits, voire très petits, métiers, femme de ménage pour ne citer que ça : « je travaillais dur sans en tirer un revenu décent », affirme-t-elle. Son métier vient avant tout de sa passion pour la distillation des plantes. Apprenant –et travaillant- auprès de professionnels, elle a capté le savoir nécessaire mais aussi l’ambition d’être indépendante. Suite à son premier octroi de crédit, elle a acquis un matériel plus adéquat et a lentement, mais surement, augmenté son chiffre d’affaires.

Mis à part son jeune âge, la caractéristique de Meriem est son savoir-faire de la distillation. Lorsqu’elle décrit ses produits, elle le fait tel un savant qui prescrit des conseils.

Article19.ma/Illi

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