La 10ème édition du festival international « Issni N Ourgh » du film amazighe s’est ouverte, mardi à Agadir, en présence d’une panoplie d’acteurs et de réalisateurs nationaux et internationaux et des personnalités du monde de la culture, de l’art et des médias.

Placée sous le signe « Agadir, capitale de la culture amazighe », cette édition accueille les Iles Canaries en invité d’honneur avec à l’affiche, huit films canariens qui seront présentés tout au long du festival qui se poursuit jusqu’au 5 novembre.

« Le choix porté sur les Iles Canaries se justifie par les liens étroits qu’entretiennent ces Iles avec la région du Souss-Massa, tant au niveau de la culture, que de l’histoire », a déclaré à la MAP, le directeur du festival, Rachid Bouksim, faisant savoir que parmi les films programmés figurent « Les quatre cordes » du réalisateur Amaury Santana, « Chaque chose à son temps » d’Oscar Santamaria et Marine Discazeaux, « Mah » d’Armando Ravelo, « Milodrama » de Cris Noda et Cayetana H. Cuyas, « Aman » d’Estrella Montyerry, « Modernité » de Jairo Lopez, et « Sliman » de Jose A. Alayón.

« Cette 10-ème édition s’assigne comme objectif de jeter la lumière sur le fléau du terrorisme qui secoue plusieurs pays à travers la projection de plusieurs films abordant cette thématique tel que le film « Timbukto » du réalisateur Abderrahmane Sissoko », a ajouté M. Bouksim.

Parallèlement aux projections cinématographiques, le festival propose un colloque autour du thème « Cinéma et société », en partenariat avec le Conseil communal d’Agadir, l’Institut royal de la culture amazighe, le Conseil régional Souss Massa et le Conseil régional du Tourisme.

Les organisateurs de cet évènement prévoient également la présentation de plusieurs ouvrages autour du cinéma, dont « l’image des juifs dans le cinéma amazighe » écrit par Ali Oublal, «le tatouage de la mémoire et interrogation sur soi » de Massoud Bouggrn, ainsi que les actes du colloque « Cinéma et société ».

Une séance de dédicace sera également consacrée au livre de Frédérique Devaux Yahi sous le titre: « Du cinéma kabyle au cinéma amazighe ».

Dans la catégorie des hommages, le prix « Ajmil (reconnaissance) est attribué cette année au chanteur kabyle Maatoub Lounes, assassiné en 1998, ainsi qu’à l’artiste plasticien Abellah Aourik en guise de reconnaissance pour leurs contributions au rayonnement de la culture amazighe.

Un prix sera en outre décerné à l’acteur Ahmed Badouj, la star du premier film amazigh « Tamghart n wurgh » (femme en or) réalisé par Lhoussain Bouizgaren.

Le Festival Issni n Ourgh organise également le Prix national de la culture amazighe, catégorie film, décerné par l’Institut Royal de la culture amazighe à l’occasion de la célébration du discours royal d’Ajdir.

Onze films sont en lice pour le prix de ce festival, indiquent les organisateurs, faisant savoir que le jury de cette édition se compose de Driss Azdoud, Brahim Hassnaoui, Mohamed Salou et Ali Mouryf.

Article19.ma/MAP

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