Le conducteur du train ayant percuté le ministre d’Etat, Abdellah Baha, affirme se souvenir de la dernière image du défunt se prenant la tête entre les mains. Choses vues.

«J’ai aperçu quelqu’un essayant de traverser la voie ferroviaire; du coup, j’ai actionné le klaxon à tue-tête, d’autant que la distance qui séparait le train du regretté était très proche. Il a paniqué, hésitant à traverser ou revenir sur ses pas. A ce moment, il a essayé d’enlever le capuchon de son survêtement pour localiser la source du klaxon, mais il était malheureusement trop tard», raconte le conducteur du train qui a fauché le ministre d’Etat, Abdellah Baha, dimanche 7 décembre, à 17H50, sur le pont Oued Cherrat, le même où, il y a un mois, l’ex-leader socialiste, Ahmed Zaïdi, s’était noyé dans sa voiture.

Sur la question de savoir si l’ex-numéro 2 du Parti au pouvoir, soit le PJD, était seul au moment de l’accident ou si quelqu’un l’avait poussé sur la voie, le conducteur du train a répondu: «Il n’y avait personne à ses côtés et la seule et dernière image que je retiens de lui est celle de quelqu’un se prenant la tête entre les mains».

La version présentée par le conducteur du train a été confirmée par des sources proches de l’enquête. Selon celles-ci, «le regretté avait accompli la prière d’Al-Maghrib, à la mosquée Al Habouss, à 100 mètres de la voie ferroviaire, avant de se diriger vers le passage à niveau où le regretté Ahmed Zaïdi s’était noyé».

Fatale traversée
Des premiers éléments de l’enquête, il ressort que la mort du ministre d’Etat, Abdellah Baha, est purement accidentelle. «Le défunt a été percuté par un TNR (Train Navette Rapide) en provenance de Rabat qui roulait, au moment de l’accident, à 80 kilomètres à l’heure», révèlent les sources de Le360, en précisant que «le lieu de l’accident était à environ deux kilomètres de la gare ferroviaire de Bouznika».

Autre précision: la victime a été percutée par le flanc gauche du TNR, ce qui confirme sa provenance de la mosquée Habouss, située au centre de la ville de Bouznika. Passé le moment de la prière, Abdellah Baha aurait, peut-être, voulu se recueillir sur l’âme du défunt Ahmed Zaïdi. Mais le destin en aura décidé autrement. Abdellah Baha a perdu la vie avant d’accomplir ce dernier vœu.

La nouvelle est tombée, en ce glacial dimanche 7 décembre, comme un couperet sur le gotha politique national qui s’est retrouvé, ce soir de tragique mémoire, chez un vieux compagnon de route d’Abdellah Baha, en l’occurrence le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane.

Article19.ma/Le360

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