Les entreprises s’apprêtent à enclencher leurs programmes de recrutement. Ce sont les tendances qui remontent des récentes études sur les besoins en recrutement dans les entreprises privées.

La dernière veille prospective de l’Anapec sur l’emploi abonde dans le même sens. Elle vient annoncer les tendances en recrutement, réorienter les programmes de formation et informer de l’employabilité avec les possibilités de reconversion en fonction des secteurs porteurs. L’étude permet aussi aux employeurs d’anticiper leurs besoins en recrutement.
Selon cette enquête, qui recense les besoins dans les 16 régions du pays, les entreprises devront offrir 103.365 postes contre 80.494 en 2013/2014.
Bien évidemment, ce sont là des estimations des besoins de recrutement qui ne correspondent pas forcément à des créations d’emplois. En tout cas, sur ce total des besoins exprimés, 1 emploi sur 2 (50%) est prévu dans les TI/offshoring, automobile/aéronautique et autres services fournis aux entreprises.

Détail important, les métiers mondiaux du Maroc (offshoring, automobile, aéronautique…) devront à eux seuls absorber 40% des besoins en emploi exprimés dans les entreprises. Viennent juste après le tourisme, l’hébergement et la restauration (9.128 postes à créer), le commerce & distribution (7.928), l’agroalimentaire (6.255) ou encore l’enseignement (6.428)… Dans le même temps, des activités, traditionnellement pourvoyeuses d’emplois en volume, recrutent de moins en moins. Il s’agit notamment du textile-habillement, du BTP/immobilier… Or, de par le passé, ce sont ces secteurs-là (en plus de l’agriculture) qui absorbaient le plus d’emplois.
Par région, c’est toujours le Grand Casablanca qui absorbe le quart des recrutements à l’échelle nationale. En effet, la capitale économique totalise des besoins de l’ordre de 25.436 postes. Selon l’étude de l’Anapec, «60% des opportunités recueillies dans le Grand Casablanca concerneront des secteurs émergents».  Généralement, ce sont des emplois à très faible valeur ajoutée, des petites mains qui ne nécessitent pas un niveau d’études élevé, ni des spécialités pointues. En effet, l’essentiel des recrutements dans cette région ira à l’offshoring (8.734 postes), l’automobile/aéronautique (près de 6.000 emplois), le commerce et distribution (3.242), les services (2.487) ou encore les activités d’assurance et de la finance (2.452).

L’offshoring et l’automobile restent les plus grands pourvoyeurs d’emplois. En revanche, le textile et la construction perdent du terrain

Par métier/emploi, les téleconseillers sont les plus prisés (5.805), suivis par les opérateurs de production dans l’industrie. Les agents de sécurité et de surveillance sont également très demandés (plus de 1.500 agents).
Après le Grand Casablanca, la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaer totalise des besoins de 14.070 postes à pourvoir. Là aussi, par emploi, ce sont les téléconseillers qui arrivent en premier (avec un effectif estimé à 4.720 opérateurs). L’activité industrielle dans cette région compte recruter quelque 2.226 agents de production. Par ailleurs, la sécurité-gardiennage offrira 1.227 postes.  Ceci dit, la région de Tanger-Tétouan est en train d’emboîter le pas à Rabat. Elle risque même de la détrôner incessamment avec l’arrivée très probable d’un 2e  constructeur automobile. Le bassin de Tanger devra accueillir près de 12.800 emplois, essentiellement dans l’écosystème de l’automobile (près de 7.800 producteurs), l’enseignement-formation (755), la logistique (532 opérateurs), la restauration (431).

Ces données confortent l’axe Casa-Tanger où se concentrent désormais 40% des recrutements et créations d’emplois à l’échelle nationale.
Sur un tout autre registre, les projets d’investissement sont prometteurs à l’horizon 2015. Ce qui implique des opportunités d’emploi de l’ordre de 20.840. Sur ce volet, 60% des offres d’emploi induites seront dans le tourisme, l’hébergement et la restauration. Plus encore, 20% des opportunités d’emploi, provenant des investissements prévus, seront captées par le secteur de l’automobile. Parmi les investissements programmés en 2015, figurent des  unités de grande distribution, des usines de câblage automobile (2.500 postes pour Yazaki), des entrepôts logistiques, le spécialiste suédois des meubles en kit (1.400 emplois directs et indirects chez Ikea), des hôtels, des Resorts, des stations balnéaires (Taghazout, Lixus.

Article19.ma/l’économiste 

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