Les commerçants de Malaga et ceux de Sebta se livrent à une « bataille » pour séduire le touriste marocain. Celui-ci est de plus en plus attiré par les échoppes de Malaga durant l’été. Une situation qui inquiète les opérations sebtis.

Le touriste marocain est au centre des convoitises de la province de Malaga et du préside de Sebta. Les deux régions mènent une guerre non déclarée pour attirer les touristes, connus pour dépenser sans compter durant leur séjour. Lors d’un bilan des actions commerciales tenu durant la période estivale, le président de la chambre de commerce sebtie, Karim Bolaix, a dressé un tableau peu reluisant de l’activité tout au long de la saison estivale. Un déclin causé par l’absence du touriste marocain, lequel a déserté l’enclave au profit de la station balnéaire la plus cotée auprès du vacancier national.

Selon la chambre de commerce sebtie, l’enclave a enregistré, cette année, le niveau d’arrivées de touristes marocains le plus bas depuis 2006. Quant aux ventes du secteur commercial, la filière aurait accusé une dégringolade de 20% durant cette même période. Pour le représentant des commerçants de l’enclave, c’est l’avenir de la ville qui est en jeu, si cette situation perdure. D’autres chiffres livrés par la confédération des entreprises de Sebta (CECE) indiquent que les ventes ont enregistré, ponctuellement, des hausses variant entre 40 et 50% durant les mois de juin et juillet.

Nouvelle stratégie

En analysant ces chiffres, les commerçants se sont rendus compte que leurs affaires tournent en plein régime quand la frontière est fluide. À la Costa Del Sol, les commerçants se frottent les mains. Normal, vu que la clientèle nationale est connu pour ses dépenses extravagantes.

D’après les commerçants de la province de Malaga, certains clients marocains déboursent jusqu’à 3.000 euros en une seule journée dans les boutiques de la Costa Del Sol. En effet, si Sebta est prisée tout au long de l’année par les vacanciers marocains -et surtout durant les périodes de vacances courte durée-, Malaga demeure la destination privilégiée durant l’été. Un choix qui affecte drastiquement l’économie de l’enclave sebtie. De plus, et selon des témoignages recueillis par les journaux locaux de l’enclave, les touristes marocains optent de plus en plus pour la province de Malaga pour faire des emplettes, et ce même pour un weekend.

Selon les tenanciers des échoppes sebties, des clients marocains leur ont confié qu’ils préfèrent les tracas de la traversée à l’attente, pour une durée incertaine et sous un soleil de plomb, afin de rallier Sebta.

Cette fuite des touristes inquiète de plus en plus les opérateurs sebtis qui exhortent le gouvernement local à mettre ce client si convoité par nos voisins ibériques. À cet égard, les entrepreneurs de la ville ont présenté un document au gouvernement local de la ville dans lequel ils proposent une série de mesures afin de gestionnaire le trafic à la frontière et gagner en fluidité. Les espoirs sont aussi placés dans le prochain passage, baptisé Tarajal II du côté Sebti. Ce nouveau point frontalier devait être inauguré il y a un an déjà,  mais les autorités marocaines auraient demandé à leurs homologues sebties de retarder sa mise en service jusqu’à la fin de l’opération Marhaba. Une décision vraisemblablement d’ordre sécuritaire mais qui n’est pas du goût des entrepreneurs de l’enclave. Ceux-ci estiment que le report de l’inauguration de ce passage frontalier se répercute négativement sur leur chiffre d’affaires.
Les opérateurs sebtis placent désormais leur espoirs dans les prochaines « mini-vacances » de Aïd el kébir, durant lesquelles les touristes nationaux devraient se déplacer en masse vers l’enclave.

Source : Leseco.ma

Article19.ma

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