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Fidèle à ses habitudes, Khadija Rouissi ne garde pas sa langue dans sa poche. La vice-présidente de la chambre des Représentants et membre de la direction du PAM, n’a pas manqué de critiquer le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, en raison de ce qu’elle a décrit de «condescendance et mépris des représentants du peuple, soumis aux injures et au manque de respect ».

‘ Vous pouvez dissoudre le parlement si vous n’êtes pas satisfait des députés ‘, a-t-elle lancé durant son intervention, mardi 11 novembre 2014, lors de la séance mensuelle de questionnement.

‘ Vous vous êtes manifesté en tant qu’opposant à la langue Amazigh. Cela se traduit par le document que vous avez présenté lors de la révision de la constitution en juillet 2011, puisque vous avez été contre l’officialisation de l’Amazigh. Vous avez également décrit la lettre Tifinagh de «  langue Chinoise ‘, en dépit du fait que cette dernière est utilisée par l’Institut Royal de la Culture Amazigh’, avant d’ajouter d’un ton tranchant ‘  malgré les promesses que vous avez faites pour vous engager à promouvoir cette culture, aucune mesure n’a encore été prise ».

Durant son allocution, Rouissi s’est adressée à Benkirane en ajoutant  : « vous avez donné une déclaration lors d’une conférence internationale où vous avez expliqué que l’officialisation de la langue Amazigh n’est qu’une consolation afin d’éviter toute perturbation à la langue Arabe. Vous avez littéralement dit que notre pays a fait de l’arabe une langue officielle depuis des lustres, alors que la langue Amazigh existe avant elle au Maroc ».

Rouissi n’a pas manqué de rappeler à Benkirane ses responsabilités constitutionnelles :  « En tant que Chef du gouvernement, vous êtes obligé de respecter la constitution, de légitimer les lois concernant le sujet, d’ officialiser l’Amazigh, et decréer le Conseil national des langues et de la culture Amazigh. Mais vous n’avez visiblement pas été a la hauteur de ces responsabilités ».

« La langue Amazigh n’a pas été importée. Elle fait partie de l’authenticité vu son enracinement dans les terres nationales. Elle est une civilisation, une identité, une réalité quotidienne que vivent tout les marocains », conclut Khadija Rouissi.

Article19.ma

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