M. Mounir Majidi, le secrétaire particulier du roi Mohammed VI, cité dans l’affaire de « Panama Papers » en tant que gestionnaire du patrimoine royal, a chargé son avocat, Hicham Naciri de donner « des explications » sur cette affaire et répondre aux « piques » du journal français +Le Monde+.

Me Naciri s’est expliqué en arabe sur les colonnes d’Akhbar Al Yaoum et en français sur Médias24, ce jeudi 7 avril 2016, et dont nous reproduisons ici des extraits.

+Le Monde+ avait publié mercredi 6 avril, dans sa rubrique Afrique, un article avec un titre provocateur:  « Maroc : la méthode d’un média proche du palais pour « dégonfler » les scoops gênants. » Il réagissait en fait à un article sur +Le360+, daté du 7 mars 2016 et qui apparemment a eu vent avant tout le monde du tsunami ‘Panama Papers’.

Au coeur de cette histoire: deux biens du souverain sont cités, à savoir La Goélette El Boughaz I, qui mouille régulièrement à M’diq et un hôtel particulier à Paris, acquis via une société aux îles Vierges britanniques et une autre au Luxembourg.

La Goélette « est immatriculée sur les registres de l’administration marocaine », souligne l’avocat.

 « L’objectif n’était pas la dissimulation. (…) Par contre, le vendeur n’avait pas voulu révéler son identité à des tiers. Il a vendu à travers une structure, et en face, il a voulu avoir une structure, une personne morale », affirme Me Naciri.

« Ni privilège ni passe-droit »

Quant à l’acquisition de l’hôtel particulier parisien, elle s’est faite « dans les plus grandes transparence et légalité », souligne l’avocat qui précise que » les autorités fiscales françaises ont été consultées sur la fiscalité applicable à cette opération et se sont vu communiquer le nom du bénéficiaire ultime », à savoir le roi.

Concernant le prêt de 42 millions de dollars (36 millions d’euros) fait à la société luxembourgeoise au profit d’une autre société établie aux îles Vierges britanniques, celui-ci « obéissait uniquement à des considérations fiscales, proposées par les conseillers fiscaux », ajoute l’avocat.

Selon Me Naciri rappelle que « les sociétés détenues par la famille royale sont régulièrement assujetties à des contrôles fiscaux et sont traitées sans aucune différenciation avec les autres. Il n’y a ni privilège ni passe-droit ».

Article19.ma / Web

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