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Après une si longue absence, la star britannique, Cat Stevens ou Yusuf Islam, comme il se fait appeler après sa conversion à l’Islam, a fait son grand retour sur scène. La légende du pop-folk est en tournée mondiale pour la conciliation de sa double identité.

Personnage controversé pour certains, incompris pour d’autres, le chanteur britannique est remonté, selon l’AFP, sur scène cette semaine à Londres, sa ville natale, pour deux concerts salués par la critique, et qui ont permis de vérifier que sa voix, mélange de puissance et de douceur, transcende toujours les foules.

« Ca fait du bien d’être de nouveau en tournée. Je suis un homme heureux », explique-t-il à l’AFP. Ce périple doit le conduire dimanche à Bruxelles, puis en Italie, en Autriche, en Allemagne, et le 16 novembre, à Paris, une ville dont « le rapport suave à la vie » l’a « fortement influencé ».

Partout, il défendra son nouvel album, « Tell’Em I’m Gone », aux influences très blues, mais laissera aussi une grande place à son répertoire ancien et à des tubes comme « Wild World, » « Moonshadow » ou « Peace Train ».

Après l’Europe, il se rendra aux Etats-Unis, où il fut un temps interdit d’entrée lorsque son nom est apparu sur une liste de personnes interdites de vol après le 11 septembre 2001. « Je me sens le bienvenu aujourd’hui. Ca va être bien », dit-il, avant d’ajouter dans un murmure « j’espère ».

 

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Yusuf Islam entre musique et spiritualité 

Les années consacrées à l’éducation et la philanthropie ont alimenté les spéculations. L’épisode le plus controversé reste celui où il a défendu, en 1989, la fatwa émise contre le romancier Salman Rushdie. Un incident qu’il a mis plus tard sur le compte de la «bêtise» et du «mauvais goût». Mais aujourd’hui encore certains lui reprochent de ne jamais s’être excusé.

Editing Floor Blues, une chanson très autobiographique de son dernier album, fait référence à l’épisode. Mais lorsqu’on lui demande s’il peut développer cette affaire, il coupe d’un ton sec: «C’est exactement le genre de questions que je cherche à éviter.»

Né à Londres, résidant à Dubaï, l’artiste se veut « un miroir à la fois pour le monde occidental et le monde musulman ». Un même et unique miroir « vu à partir de deux angles légèrement différents », selon ses dires.

 

Article19.ma/AFP

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