In this picture taken on Thursday, Nov. 26, 2015, Abdul Halim al-Attar, speaks on his phone as he stands outside his bakery and restaurant in Beirut, Lebanon. Abdul Halim al-Attar, a refugee from Syria who was photographed selling pens in the streets of Beirut, is now running three businesses in the city after an online crowdfunding campaign in his name collected $191,000. (AP Photo/Hussein Malla)/BEI503/380386310689/PICTURE TAKEN ON THURSDAY 26, 2015./1512030807

Émus par une photo de ce réfugié syrien contraint de vendre des stylos à bille dans la rue pour nourrir ses enfants, les internautes ont collecté… 191.000 dollars.

Oui, le pouvoir des réseaux sociaux peut changer des vies : émus par une photo de l’agence Associated Press représentant Abdul, un réfugié palestinien de Syrie contraint de vendre des stylos dans les rues de Beyrouth avec sa fille dans les bras, les internautes se sont mobilisés et ont récolté l’incroyable somme de 191.000 dollars (174.000 euros) via un crowdfunding pour lui permettre de démarrer une vie nouvelle.

Abdul, 33 ans, a deux enfants de 9 et 4 ans. Il a quitté la barbarie et les bombardements aveugles d’un pays ravagé par la guerre civile. Grâce aux dons, il est désormais à la tête d’une boulangerie depuis deux mois, et plus récemment d’un kebab et d’un petit restaurant. Ses trois entreprises emploient 16 réfugiés syriens, rapporte « Associated Press », qui a suivi son histoire.

CNfft88UsAEQbm0

A la suite de la diffusion de cette photo, Abdul avait été reconnu par un journaliste libanais qui surfait sur Internet : Gissur Simonarson voyait en effet tous les jours en bas de chez lui le réfugié syrien obligé de vendre des stylos avec ses deux enfants.

Devant l’émotion que provoque la photo, Gissur n’hésite pas : il crée le compte Twitter « Buy pens » (« Achetez ses stylos ») et lance un crowdfundingvisant à soutenir financièrement cette famille. En moins d’une journée, plus de 50.000 euros sont récoltés.

Devant cet élan de générosité insoupçonné, le Libanais a décidé de faire parvenir l’argent via un contact de l’Unicef. L’organisation humanitaire a permis à Abdul de trouver un endroit décent pour vivre, et de récupérer l’argent en toute sécurité afin de recommencer une nouvelle vie. Son fils de 9 ans, Abdullelah, a pu retourner à l’école après 3 ans loin des salles de classe.

Ma vie a non seulement changé, mais aussi celle de mes enfants, et celles de tous les gens venant de Syrie que j’ai pu aider », déclare Abdul, qui a transmis un quart de la somme à des proches n’ayant pas pu partir.

« Maintenant les gens me disent bonjour quand ils me croisent », Libanais comme Syriens, ajoute-t-il avec un sourire. « Ils me respectent plus. »

Depuis le début du conflit, ce sont plus de 4 millions de réfugiés qui ont fui la guerre civile en Syrie. 1,2 million d’entre eux se trouvent au Liban, dont les deux tiers luttent pour trouver du travail.

Source: tempsreel.nouvelobs.com

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.