Sous l’effet d’une amélioration de 16,6% de la valeur ajoutée agricole, en glissement annuel, l’économie nationale aurait réalisé une croissance de 4,5% au troisième trimestre 2015, au lieu de +4,3% au deuxième trimestre.

 Hors agriculture, la valeur ajoutée aurait connu une progression de 1,8%, tirée par les branches tertiaires. Au quatrième trimestre, la valeur ajoutée hors agriculture croîtrait de 2% et celle des activités agricoles se renforcerait de 16,1%, situant, ainsi, la croissance économique globale à 4,7%, au lieu de 2,2% lors de la même période une année plus tôt.

Au troisième trimestre 2015, l’économie des pays avancés aurait gagné en dynamisme, alors que celle des pays émergents aurait poursuivi son ralentissement, pâtissant de l’essoufflement de l’économie chinoise et de la récession de pays exportateurs de matières premières, comme le Brésil et la Russie. Ce ralentissement auraitprovoqué des turbulences sur les marchés financiers, induit une nouvelle baisse des prix des matières premières et influé le commerce mondial, dont la hausse n’aurait pas dépassé 0,8%, en glissement annuel.

Les exportations nationales de biens en valeur auraient continué à s’améliorer au troisième trimestre 2015, affichant une progression estimée à 5,3%, dans un contexte d’une hausse de 2,4%, en glissement annuel, de la demande étrangère adressée au Maroc.

 Les ventes extérieures du secteur de l’automobile, dont la part dans le total exporté a gagné 10 points en 7 ans, pour atteindre 20,1%, auraient contribué positivement à cette évolution, suivies par celles du secteur électronique et, dans une moindre mesure, du secteur de la confection et de la chaussure.

 Les expéditions du phosphate brut et de l’acide phosphorique auraient, quant à elles, tiré profit de l’effet prix à l’export, consécutivement à la hausse de leurs cours sur le marché mondial, mais également de la bonne orientation de la demande extérieure.

En revanche, les importations, en baisse de 0,9%, auraient reflué pour le troisième trimestre consécutif. Cette baisse aurait concerné particulièrement les acquisitions des biens énergétiques et alimentaires. La facture énergétique se serait, ainsi, allégée de près de 26,7%, suite à l’apaisement des prix du pétrole sur le marché mondial ; le cours du baril de Brent ayant été divisé par deux en l’espace d’un an, pour atteindre 47$ en août 2015. Les importations hors énergie se seraient, au contraire, inscrites en hausse de 8,5%, alimentées par l’accroissement des achats des biens d’équipement (machines et appareils divers, avions et appareils de téléphonie) et, dans une moindre mesure, par celles des biens de consommation (voitures de tourisme), soutenues par la demande intérieure.

Dans ce contexte, le déficit commercial se serait allégé de 7,9%, en glissement annuel, en raison de la hausse des exportations et du reflux des importations. Cette situation se serait, par ailleurs, traduite par une amélioration du taux de couverture estimée à 3,3 points, pour atteindre 56,2%.

Article19.ma

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