Les élections qui se sont déroulées hier matin, pour élire  les présidents des régions, ont respecté la logique de la majorité numérique, en effet, on prévoyait la direction de cinq régions par  la majorité gouvernementale  contre douze pour l’opposition.

Ayant eu le plus grand nombre de votes lors des élections régionales, le PJD a créé la surprise en ne présidant que deux régions tout comme le PI et le RNI, ces derniers qui ont été classés troisième et quatrième lors des élections du 4 septembre.

Malgré sa deuxième position aux élections régionales, le PAM a pu battre le PJD en présidant cinq régions des plus importantes, à savoir la région de Casablanca, Marrakech, Tanger, Tadla Azilal et l’Oriental, ce qui lui permettra de contrôler plus que le tiers des conseils régionaux.

Le PJD a cédé la présidence de Souss Massa au RNI, cette initiative vient pour consolider la continuité de la coalition après les résistances faites par le parti de Mezouar. La région de Fès-Boulemane a connu des concessions de la part des partis de la majorité gouvernementale pour être présidée par le MP qui, malgré le soutien de son candidat à Beni-Mellal-Khénifra, n’a pas réussi à gagner la présidence de cette région qui sera présidée par le PAM, ayant réussi à former une coalition majoritaire en convainquant les conseillers du RNI qui n’ont pas voté pour le MP et le PJD.

Quant au PI, il pu garder son influence traditionnelle au Sud  grâce à deux candidats devenus présidents de Dakhla et Laayoune, tandis que les partis de gauche représentés par le PPS et l’USFP, sont sortis vaincus de ces élections où ils n’ont pu présider aucune région. La cause de cette défaite est due au fait que le PJD s’est accroché à la région  Draa- Tafilalet malgré les consensus qui allaient dans le sens de céder cette région au PPS, quant à l’USFP, il a été écarté par une coalition guidée contre lui par le RNI dans la région de Oued Noun.

Malgré que la coalition de la majorité a réussi à garder les cinq régions  où elle avait la majorité des conseillers, on constate que cette coalition n’a pas résisté dans les autres régions, en effet, des composants de la majorité ont choisi de voter pour les candidats de l’opposition comme le cas de la région Tadla-Azilal  où le RNI a voté pour un candidat du PAM, la même chose pour les partis de l’opposition  où le PI a choisi de voter pour le PJD contre l’UC à Rabat.

La liste des nouveaux présidents de régions montre que la majorité d’entre eux disposent de formations économiques ou ont déjà occupé des postes publics comme le cas d’El Habib Choubani, ancien ministre chargé des Relations avec le Parlement ou Ahmed Akhchichine, ancien ministre de  l’Éducation nationale.Parmi la même liste, on trouve deux secrétaires généraux, qui sont le secrétaire général du MP et le secrétaire général du PAM, plus Ilyas El Omari qui occupe le poste de secrétaire général adjoint du PAM. Un économiste s’ajoute à Mustapha Bakkoury, c’est Brahim Moujahid élu président de Béni Mellal qui dirige plusieurs sociétés commerciales.

Article19.ma

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