Les résultats des élections communales et régionales du 4 septembre ont introduit « des changements inédits » dans la composition des communes relevant des provinces et préfectures de la région Souss-Massa. Le PJD a détrôné l’USFP, qui lui, était là depuis les années 70.

Dès l’annonce des résultats, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) était le grand perdant de ce scrutin, cédant la place aux élus du Parti de la justice et du développement (PJD) qui sont arrivés en tête dans les principales municipalités.

Le PJD a ainsi obtenu la majorité des sièges de la commune urbaine d’Agadir, qui est restée dans l’escarcelle de l’USFP depuis le début du processus démocratique au Maroc au milieu des années 70.

La commune urbaine d’Agadir, longtemps considérée comme un bastion historique du parti de la Rose, a vu le PJD rafler 33 des sièges sur un total de 65, alors que l’USFP n’en a gardé que six, arrivant quatrième dans la course derrière le Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM), qui compte désormais dix sièges, et la liste des sans appartenance politique conduite par Tarik El Kabbaj, l’ancien président de la commune urbaine durant les deux derniers mandats sous l’étendard de l’USFP.

Le parti de la Lampe a également réussi à écarter l’USFP de la présidence de la municipalité de Taroudant, restée depuis quatre mandats, c’est-à-dire depuis le début des années 90, dans les mains de Mustapha El Moutawakkil, membre du bureau politique de l’USFP.

Les candidats du PJD ont même réussi une véritable razzia en s’octroyant 23 sièges sur les 35 que compte le conseil municipal de Taroudant, contre 8 pour l’USFP.

Le même scénario s’est reproduit dans la municipalité d’Ait Melloul, relevant de la préfecture d’Inzgane-Ait Melloul, où l’USFP a vu la fin de son règne qui a duré tout au long des deux derniers mandats électoraux. A l’issue du scrutin du 4 septembre, le PJD a remporté la majorité absolue avec 30 sièges, contre 7 pour les socialistes.

Dans la municipalité d’Ouled Taima, relevant de la province de Taroudant, le PJD a encore une fois frappé fort en obtenant 22 sièges du conseil municipal, s’accordant ainsi la majorité au détriment du Rassemblement national des indépendants (RNI), qui compte désormais 7 sièges et du Parti de l’Istiqlal (PI), qui doit se contenter de 6 sièges.

A noter que la municipalité d’Ouled Taima a été longtemps le théâtre d’une rivalité politique prononcée entre le RNI, en la personne de Mohamed Bouhadhoud Boudlal, membre du bureau exécutif du parti, et le PI représenté par Abdessamad Qayouh, membre du comité exécutif des Istiqlaliens.

Le PJD participait déjà à la gestion de cette commune urbaine, mais dans le cadre d’une alliance avec le RNI.

Le parti d’Abdelilah Benkirane s’est aussi assuré la majorité au sein du conseil municipal d’Inezgane, avec 26 sièges sur un total de 39, ainsi qu’au sein de la municipalité de Dchira El Jihadia, avec 25 sièges sur les 35 que compte le conseil municipal.

Article19.ma

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