Il semblerait que l’enfant chéri du cinéma marocain, Nabil Ayouch a « le mauvais oeil » ces derniers temps. » Et pour cause, Ayouch et « une affaire 3 milliards de centimes » aurait été évoquée au Parlement par un député de l’Istiqlal.

Ayouch qui ne manque pas d’argent, dit-il, a bel et bien bénéficié d’un soutien financier conséquent du Centre Cinématographique Marocain (CCM) équivalent à 3 milliards de centimes (30 millions de dirhams), pour faire son cinéma. Histoire remonte à plusieurs années.

Jusque là, tout semble normal, mais il y avait un hic car le cinéaste maroco-français aurait oublié de remplir « ses engagements » financiers, affirme t-on.

En termes plus simples, Ayouch a pris l’argent du contribuable, mais n’aurait ni justifié ses dépenses « ni pris le soin de rendre compte à l’organisme public de tutelle, le CCM, » selon les dires de ce député istiqlalien qui a déballé « ce scandale » devant une réunion de la Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication , le 8 juillet 2015.

 « Ayouch n’avait pas rempli ses engagements par rapport à cette grosse somme…et le gouvernement n’a pas assumé ses responsabilités liées à ce grand scandale, » proteste le député.

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+Père et Fils et Saint Esprit…+

Pour enfoncer le clou, le ministre de la Communication et Porte-Parole du gouvernement, Mustapha El khalfi, a confirmé que « Nabil Ayouch avait bel et bien reçu la dite somme sans pour autant remplir ses engagements. »

Cette déclaration, a semble-t-il été confirmée par « un rapport de l’Inspection Générale des Finances, » dit-on.

Bref, Ayouch qui est loin d’échapper aux « tracasseries judiciaires » et « retombées négatives » de son dernier film « Zine li Fik » (Much Loved), se retrouve face à une nouvelle levée de boucliers de l’Istiqlal, et ce, à la veille des élections locales où les politiques tirent sur tout ce qui bouge.

« Comment est-ce que le gouvernement peut-il se permettre de poursuivre les petits voleurs et de laisser filer les grands. De ce fait, Il ne fait qu’ancrer la corruption qu’il se dit de combattre , » protéste le député.

Le député s’est aussi demandé « comment est-ce qu’un père (Noureddine Ayouch) et son fils (Nabil) ont pu posséder des sommes d’argent aussi énormes dans le domaine du pré-scolaire ainsi que de la publicité et du cinéma? » en ajoutant que cela représntait « un monopole gravissime. »

Selon Al Alam, l’organe en langue arabe de l’Istiqlal qui a rapporté cette histoire en détails, le ministre El Khalfi, serait décidé « de porter cette affaire en justice… »

Affaire à suivre, surtout quand on soupçonne qui « veut la peau » de Ayouch père et fils…

Article19.ma

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