Omar Sharif est décédé ce vendredi 10 juillet à l’âge de 83 ans. «Il est mort cet après-midi d’une crise cardiaque au Caire. Il était dans un hôpital spécialisé pour les patients atteints d’Alzheimer», a déclaré son agent Steve Kenis, depuis Londres. En mai dernier, le fils de l’acteur avait annoncé dans une interview qu’il était atteint de la maladie d’Alzheimer, et que «ça allait de pire en pire».

Prince arabe, archiduc autrichien, conquérant mongol, docteur russe, guérillero castriste, tsar… Son physique de jeune premier n’aura pas empêché Omar Sharif de se glisser dans les rôles les plus divers, parfois inoubliables.

De son vrai nom Michel Chalhoub, il est né le 10 avril 1932 à Alexandrie, dans une famille d’origine syrienne. Il a confié qu’il rêvait depuis toujours de devenir acteur. Il goûte au théâtre amateur au Victoria College mais, après ses études en mathématiques et physique à l’université du Caire, il rejoint sagement la société familiale de négoce de bois précieux.

Comme le jeune homme n’a pas vraiment le sens du commerce, son père, Joseph Chalhoub, finit par accepter sa vocation. Le fils envoie une demande d’inscription à la Royal Academy of Dramatic Arts, à Londres.

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Avant que la réponse n’arrive, il rencontre par hasard le cinéaste Youssef Chahine qui lui offre ses premiers rôles dans Le Démon du désert etCiel d’enfer, sortis tous deux en 1954.

Michel Chalhoub prend alors le pseudonyme d’Omar El Sharif. En 1956, troisième film avec Chahine, Les Eaux noires. Cette fois, le jeune comédien prend du galon et partage l’affiche avec la grande vedette égyptienne du moment, Faten Hamama, qu’il a épousée en 1955.

 Il s’est converti à l’islam pour ce mariage. Le couple, qui aura un fils, se séparera en 1968 alors qu’Omar Sharif est devenu une star internationale. Ils divorceront en 1974.

En 1962, David Lean lui confie, dans Lawrence d’Arabie, le rôle du prince Ali Ibn Kharish, compagnon de route de T.E. Lawrence qu’incarne Peter O’Toole.

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Le «Sharif de ces dames»

L’acteur égyptien, qui a simplifié son pseudonyme en Omar Sharif, reçoit le Golden Globe du meilleur second rôle et une nomination aux Oscars.

 L’acteur polyglotte (il parle le français, l’arabe, l’anglais, le grec, l’italien…) s’installe à Hollywood, fait ses gammes avec trois films mineurs avant de retrouver David Lean pour le Docteur Jivago, avec Julie Christie.

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Omar Sharif gagne le Golden Globe du meilleur acteur mais l’oscar lui échappe. En 1968, Terence Young l’entraîne dans une autre fresque romanesque, Mayerling, avec Catherine Deneuve

Article19.ma/Agences

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