Silence. Au Maroc, 48 heures après « la fuite » d’un document officiel du ministère des AE, Rabat a préféré ne pas dévoiler « la goutte qui a fait déborder le vase », c-à-d, la véritable raison qui a poussé la diplomatie chérifienne à geler toute interaction gouvernementale officielle avec l’ambassade de l’Allemagne, alors que des médias et des sources non officielles lient cette crise à la position de Berlin sur la question du Sahara.

A en croire les commentaires de certains médias marocains, les dirigeants allemands « n’ont pas apprécié » la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur les provinces du sud, ce qui a fait éclater au grand jour la crise entre le Maroc et l’Allemagne.

Selon le site arabophone Hespress.com, Berlin s’est aussi opposé aux ambitions de Rabat dans sa « recherche de nouveaux alliés au sein de l’Union européenne » qui pourront franchir le pas et s’aligner sur la position de Washington sur la question du Sahara marocain, « en contestant la décision de Washington », chose qui qui a conduit au gel diplomatique les deux pays.

Pour rappel, à titre d’exemple, l’Allemagne n’a pas de passé historique en Afrique du Nord comparée à l’Espagne.

+ La diplomatie espagnole fait face à un dilemme… +

La « colère de Rabat » pourrait aussi avoir des implications sur la nature des relations avec certains alliés européens comme l’Espagne, dont la position sur la question du Sahara reste « timide » alors que, selon des sources ibériques, »la diplomatie espagnole fait face à un dilemme après le pas franchi par l’administration américaine sur le Sahara », souligne-t-on.

Selon des médias espagnols, « la crise diplomatique » Rabat – Berlin serait aussi un avertissement lancé au gouvernement espagnol pour adopter une position plus claire en faveur de la souveraineté territoriale du Maroc.

Des sources diplomatiques auraient indiqué au journal « El Espanol » que « les relations entre l’Espagne et le Maroc ne sont plus au beau fixe, la preuve en est que le sommet bilatéral, qui devait se tenir le 17 décembre, a été reporté, à la demande du Maroc, jusqu’en février, sans qu’il ait été tenu le mois dernier non plus ».

Le gel diplomatique entre Berlin et Rabat ne date pas de quelques jours, mais après que le Royaume ait obtenu le 10 décembre 2020, son succès diplomatique suite à la reconnaissance américaine de sa souveraineté sur le Sahara.

+ Trop, c’est trop… +

Après l’annonce de Donald Trump, en décembre dernier, l’ambassadeur d’Allemagne aux Nations Unies, Christoph Heusgen, qui présidait alors le Conseil de sécurité, avait demandé une réunion à huis clos de cet organe pour évaluer la situation au Sahara ».

Pour rappel, Nils Annen, ministre adjoint allemand aux Affaires étrangères, avait indiqué au journal « Der Spiegel »: « nous refusons la reconnaissance au détriment de l’une des parties », critiquant l’initiative de Trump.

Le responsable allemand estime que la position américaine est « contraire aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité », une déclaration maladroite qui serait à l’origine de la colère du Royaume du Maroc, selon les sources Hespress.

« Trop, c’est trop » car le Maroc a eu ras-le-bol, affirme-t-on.

+ Rabat – Berlin : des « malentendus profonds+

Ainsi, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, rappelle-t-on, a adressé lundi une note au chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani, appelant les différents départements ministériels et leurs pendants de coopération à « suspendre tout contact, interaction ou action de coopération, en aucun cas ou sous aucune forme, aussi bien avec l’ambassade d’Allemagne au Maroc qu’avec les organismes de coopération et les fondations politiques qui lui sont liés ».

La note évoque des « malentendus profonds (avec l’Allemagne) au sujet des questions fondamentales du Royaume du Maroc », sans expliquer davantage les raisons de cette décision qui n’est pas une rupture diplomatique.

Selon les médias madrilènes, « la ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, tente de maintenir la position traditionnelle de l’Espagne sur le conflit, sans nuire à son voisin du sud, contrairement à son homologue allemand, qui a catégoriquement rejeté la décision américaine ».

Laya parle plutôt de la nécessité de « rechercher le consensus de la communauté internationale » sur la question du Sahara, une référence à l’ONU.

Une approche mi-figue, mi-raisin !

Article19.ma

4 Commentaires

  1. Chers compatriotes , (je ne dicte rien à nos dirigeants je ne me permets pas ) mais j’aurai aimé couper la relation diplomatique avec le voisin de l’Est , car avec un tel voisin, et vu sa petitesse d’esprit et sa mentalité , mieux tout couper avec lui

  2. La Suède a tenté, avant l’Allemagne, d’intervenir injustement pour entraver les efforts de notre pays de consolider sa souveraineté sur son Sahara Marocain, et elle a lamentablement échoué. Le Maroc a su la mettre sous pression jusqu’à ce qu’elle se soit retournée à la maison de l’obéissance (بيت الطاعة). Et c’est ce qu’il fera avec l’Allemagne.

    Quels que soient les intérêts de cet autre pays germanique avec le pays (mauvais voisin) qui se définit comme étant « l’ennemi classique » de notre cher pays, ces intérêts ne seront jamais à la hauteur de leurs intérêts présents et futurs avec le Maroc.
    Heureux qui, comme moi, se félicite de l’effet percutant de la suspension des relations avec l’ambassade allemande sur le pays directement visé ainsi que sur les autres pays qui ont abusivement usé de bâtons dans les roues de notre unité territoires et qui exerçaient sur nous toutes sortes de chantage de bas étage.

    BRAVO A NOTRE DIPLOMATIE ! Nous somme avec elle dans le bonheur et dans l’adversité (في السراء و الضراء).

  3. Le voisin de la est est en sommeil et meme comme ça vous avez du mal le jour où il se réveillera vous allez pleuré misère comme à votre habitude

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