Après la question du rétablissement des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël et la controverse qu’elle a suscitée au sein du Parti justice et développement (PJD), c’est autour du projet de loi portant sur l’usage légal du cannabis à des fins médicales de relancer la polémique ravivée par le courant « idéologie » qui refuse toute évolution de la formation islamiste.

Depuis le lancement du débat sur la légalisation du cannabis à des fins médicales, le PJD a exprimé son opposition sur cette question avant d’adoucir sa position au fil du temps et de son expérience à la tête de l’exécutif.

L’ancien chef gouvernement et ex-secrétaire général du PJD, Abdelillah Benkirane, est en tête des opposants à la loi relative à l’usage légal du cannabis.

Benkirane a ainsi publié, dès la programmation de cette question au Conseil du gouvernement, une ancienne vidéo de sa campagne électorale dans laquelle il passe en revue les risques d’une éventuelle légalisation de cette substance.

+ Morale et choix politique… +

Selon le site arabophone Hespress.com, le parti islamiste est à la veille de nouveaux problèmes internes, au vu notamment de son incapacité à résoudre son débat en interne et du rejet exprimé publiquement du projet la loi par certains de ses membres et de ses organisations parallèles du mouvement unicité et réforme, syndicales et estudiantines.

Abderrahim El Allam, professeur de sciences politiques à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, a indiqué à Hespress qu’à l’approche de chaque élection, le PJD ressort sa référence islamique, soulignant que ses adversaires en font de même aussi.

ElAllam estime que « les partis, à leur tour, utilisent ce discours pour faire pression sur le PJD ».

Il s’agit d’un « jeu politique entre deux parties, cependant, il a été constaté que de telles questions, notamment celles relevant de la morale, n’ont aucun effet », a-t-il dit.

A cet égard, il a rappelé « l’affaire du député Abdellah Bouano avec l’ex parlementaire Itimad Zahidi et sa victoire électorale à Meknès, ainsi que l’affaire de Ben Hamad avec Najjar qui n’a pas eu un grand impact sur les gens ».

El Allam considère que « la société marocaine connaît de grandes mutations, et les adversaires du PJD doivent bien le comprendre », soulignant que « ces questions morales n’affectent que l’image du parti mais n’influent pas sur les choix des individus et ne vont pas jusqu’au rejet d’une formation politique donnée ».

Un point de vue « discutable », relève-t-on.

Article19.ma

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