La journée du Maroc aux Etats-Unis « The Morocco Day 2021 » a célébré cette année, les 17 et 18 janvier, les villes de Laâyoune et de Dakhla avec des hommages au grand militant américain des droits civiques Martin Luther King, ainsi qu’à Mustapha Zemmouri, considéré comme le premier Africain à poser le pied sur le sol des Amériques, et Ahmed Dahi, membre du réseau maroco-américain, organisateur de cette journée, décédé en 2020.

Cette manifestation a enregistré la participation de nombreux opérateurs et décideurs économiques américains et marocains qui ont débattu des investissements américains au Maroc, notamment dans les provinces du sud, ainsi que plusieurs organismes commerciaux et médiatiques de la région de Washington et des jeunes entrepreneurs marocains des villes de Laâyoune et de Dakhla en plus de journalistes et d’artistes et d’acteurs culturels.

Mohamed Hajjam, président du réseau maroco-américain, a indiqué le sitearabophone Hespress.com que la journée du Maroc 2021 a été l’occasion pour des hommes d’affaires et des professionnels des médias de l’État de Virginie de discuter avec des jeunes des villes de Laâyoune et de Dakhla pour faire connaître les potentialités économiques et culturelles des régions du sud du Maroc et le climat propice aux investissements et les infrastructures dont jouit le Sahara marocain.

« L’édition de cette année a rendu hommage à Ahmed Eddahi, l’un des fils de Laâyoune et de Dakhla, qui a été à l’origine de la célébration des régions du sud du Maroc », a ajouté Hajjam.

Les trois conférences qui étaient au programme de la Journée du Maroc ont vu la participation de nombreux intervenants dans les domaines de l’investissement, du commerce international, des médias et de l’art.

L’avocate américaine, ancienne membre de la mairie de Washington, Laruby May, a ainsi présenté deux exposés, l’un sur les projets conjoints maroco-américains dans lequel elle a évoqué les potentialités touristiques et humaines qu’elle a constatées lors de sa visite au Maroc, et le second sur le patrimoine.

De son côté, Ron Busby, président de la Chambre de commerce des Noirs américains, a présenté une communication sur l’entrepreneuriat post-Covid-19 et le rôle des entreprises conjointes et des délégations commerciales dans la promotion des projets maroco-américains, tandis que Samir Bennis, conseiller politique spécialisé dans les relations internationales, a fait une intervention sur les relations bilatérales et l’Accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis.

+ Opportunité d’investissement dans les domaines culturels et atistiques +

La journée a également enregistré l’intervention de Warren David, président de la Fondation Arabo-américaine, dans laquelle il a analysé le rôle des Arabes américains dans les relations commerciales avec le Maroc et le soutien des projets des petites entreprises, tandis que Viktor Shipley, un entrepreneur dans le domaine des médias, a présenté un exposé sur le rôle des médias dans le marketing en Afrique à travers le Maroc.

Quant à l’ancien maire de la ville américaine d’Alexandria, Bill Euille, il a parlé de la solidité des relations maroco-américaines, appelant à promouvoir les potentialités d’investissement des deux pays.

Pour sa part, le styliste marocain Albert Oiknine a parlé du caftan marocain, soulignant la nécessité de préserver l’esprit de la personnalité marocaine et l’élégance de la femme marocaine.

De son côté, Hammadi Filali, entrepreneur marocain, a centré son intervention sur les opportunités d’investissements pour les PME au Sahara marocain qui connaît une grande dynamique, une région qui gagne à être connue auprès des investisseurs américains.

La journée a été aussi l’occasion pour les participants et les observateurs américains d’apprendre davantage sur la situation culturelle dans les villes de Laâyoune et de Dakhla à travers une présentation faite en ce sens par Lahcen Chorfi, directeur régional de la culture à Laâyoune Sakia El Hamra, sur le rôle de la culture dans la promotion des projets touristiques.

Chorfi a donné un aperçu exhaustif sur les potentialités culturelles de la région et les opportunités d’investissement dans les domaines culturels et touristiques, invitant les chercheurs et universitaires américains à visiter la région pour prendre connaissance des réalisations accomplies dans les domaines culturel, artistique et créatif, et étudier le patrimoine matériel et immatériel du Sahara marocain.

Mansour Addahi, un jeune entrepreneur marocain de Laâyoune, a parlé des opportunités d’investissement et de création d’entreprises, mettant en avant les grandes infrastructures portuaires et aéroportuaires et le grand essor que connaît le Sahara dans divers secteurs, tels que la pêche, l’artisanat et le tourisme balnéaire.

Quant à Eddahi Ahl Al-Khattat, un autre jeune entrepreneur et acteur associatif, il a salué la décision historique américaine de reconnaître la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de ses provinces du sud, ainsi que la décision d’ouvrir un consulat américain à Dakhla, « ce qui est de nature à promouvoir les investissements américains dans la région ».

Pour sa part, le chanteur et musicien Nouamane Lahlou, qui a parlé des arts marocains et leur rôle dans la promotion de l’image du Maroc, a souligné la grande contribution de la musique au rapprochement culturel entre les peuples, donnant un aperçu sur la musique marocaine Hassaniya, et sur la relation de la musique gnaoua avec le jazz et le blues.

Comme à son habitude, l’artiste Lahlou a surpris les participants en leur présentant les artistes marocains Fadila Al Injourni et Adam du Sahara marocain, qui ont donné un aperçu sur leur parcours artistique et interprété des chansons en direct.

Article19.ma

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