Le lobby américain pro-algérien s’agite depuis quelque temps dans une tentative désespérée de faire pression sur la nouvelle administration américaine dans le but de la faire revenir sur les décisions du président sortant Donald Trump de la reconnaissance par Washington de la marocanité du Sahara et de soutien à la proposition marocaine d’autonomie pour les provinces du Sud.

A cet égard, a rapporté le site arabophone Hespress.com, le chef de la commission de la défense au sénat américain, James Inhofe, un des défenseurs du Polisario, a profité de la session consacrée à l’approbation de la désignation par le président Joe Biden du général Lloyd Austin à la tête du Pentagone, pour arracher à ce dernier une position sur la question de la tenue d’un référendum au Sahara marocain, mais le candidat au ministère de la défense a évité de contenter les séparatistes.

Le sénateur Inhoff, qui avait déjà visité l’Algérie et les camps de Tindouf, a souligné que « les Etats-Unis étaient auparavant favorable à la tenue d’un référendum au Sahara », prétendant que « les 52 pays africains soutiennent l’organisation d’un référendum », alors qu’en réalité l’écrasante majorité des États membres de l’Union Africaine soutient l’initiative d’autonomie et une solution réaliste et réalisable sur le terrain.

+ Une question qui nécessite un examen « de plus près » +

Ce n’est pas la première fois que le sénateur Inhofe tient des propos mensongers concernant le dossier du Sahara. Il avait précédemment montré aux membres du Congrès américain des photos de manifestations d’activistes du Polisario au passage de Guerguerat sans présenter les images montrant les actes de sabotage de la route entre le Maroc et la Mauritanie, de saccage d’un véhicule de la MINURSO, et d’agression des membres de la mission onusienne et de provocation à l’encontre des ‘éléments de l’armée marocaine.

Le candidat au poste de ministre de la Défense dans le nouveau gouvernement américain a refusé de répondre à la question du sénateur anti-marocain, affirmant: « C’est une question que nous voulons certainement examiner de plus près avant que je vous donne une réponse à ce sujet, monsieur ».

Selon Hespress, des rapports internationaux ont révélé que le régime algérien compte sur son lobby afin de pousser la nouvelle administration américaine à revenir sur la position de Donald Trump reconnaissant la souveraineté marocaine sur le Sahara et d’ouvrir un consulat à Dakhla.

Le magazine « Jeune Afrique » a rapporté que lorsque l’Algérie a renouvelé son contrat avec les groupes de pression en mai 2020, pour un montant de près de 30.000 euros par mois, « le membre du groupe de pression de David Keen ne s’attendait pas à ce que l’administration Trump prendra, quelques mois après, une décision, qui n’est pas dans l’intérêt de son client, de reconnaître la souveraineté marocaine sur le Sahara ».

James Inhofe entretient des relations étroites avec David Keen, l’ancien président de la National Rifle Association (NRA), et John Bolton, qui plaide pour la tenue d’un référendum au Sahara.

Article19.ma

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