Par Dr Mohamed Chtatou

Lorsque Bouazizi, ce jeune tunisien vendeur ambulant de fruits, a été molesté sévèrement par la police de son pays pour avoir fait des affaires sans permis, il s’est senti humilié par un régime répressif dans sa virilité et sa citoyenneté et, par conséquent, a arrosée son corps de kérosène et a gratté une allumette pour mettre fin à sa vie misérable. Cette, même allumette, qui a mis fin à sa vie a engendré un gigantesque rêve de bien-être pour le monde arabe : un rêve de démocratie et de liberté du joug de la dictature, de l’humiliation et de la tradition féodale.

Cet acte héroïque et désintéressé, a marqué le début d’une nouvelle ère dans la région arabe, qui a été appelé le Printemps arabe. En effet, l’allumette de Bouazizi a donné forme et vie à un soulèvement populaire en Tunisie, et ce tsunami a, en peu de temps, balayé le dictateur Ben Ali. Sans relâche, la flamme tunisienne du changement a été transmise à la jeunesse de l’Egypte qui, par des manifestations, des confrontations directes avec la police et des sit-in sur la place Tahrir a fait tomber le régime répressif de Moubarak.

Dans un mouvement à effet de domino parfait, les révolutions arabes ont atteint le Yémen et le Bahreïn pour créer de nouvelles réalités politiques sur le terrain. Plus tard, la vague a inondé de ses flots les régimes militaires les plus autoritaires et les plus cruels de la région : la Libye et la Syrie, où elles ont déclenché des guerres civiles cruelles, l’une d’entre elles est toujours en cours aujourd’hui en Syrie, faisant des milliers de victimes civiles et un exode incroyable de la population.

Ce qui a conduit aux soulèvements ?

Depuis l’indépendance de la majorité des pays arabes, au milieu du siècle dernier, les citoyens ont été gouvernés par deux types de régimes différents, en format, mais similaires dans les résultats :

1- Les monarchies traditionnelles, autocratiques et tribales revendiquant la légitimité religieuse et achetant l’attachement de la population par des dons généreux d’argent. En effet, la plupart des dirigeants des États du Golfe, dans la foulée des soulèvements, ont remis généreusement des chèques consistants à leurs sujets pour affaiblir leur instinct de révolte et de changement, le cas échéant. Quant aux monarchies qui n’ont pas de pétrole, comme le Maroc et la Jordanie, afin d’éviter la colère populaire, ils ont lancé des processus de dévolution de pouvoir limitées, soit par refonte constitutionnelle ou par promesse de gouvernance améliorée et libérale.

2- Les Jeunes républiques qui ont adopté la théorie d’un panarabisme pompeux avec des penchants socialistes et soi-disant révolutionnaires, mais ont, par contre, cultivées des régimes répressifs qui ont régné par le biais de la corruption, le népotisme et la cooptation, ainsi que, d’intimidation et la terreur.

Ces deux formes de gouvernance arabe ont totalement exclu la population, sur le plan politique, à travers les schémas suivants :

Maintien de l’analphabétisme endémique de la majorité de la population ;

Encouragement de l’obéissance aveugle aux régimes par des édits religieux ;

Déclenchement automatique de répression sévère des voix discordantes ;

Maintien d’un strict contrôle des organisations politiques et médias par cooptation ou par répression ; et

Utilisation des médias officiels, dans leur capacité subliminale, pour le lavage des cerveaux des masses.

Ces recettes ont marché plus ou moins depuis plus d’un demi-siècle jusqu’à l’avènement de la télévision à haut-débit, et l’Internet dans les foyers arabes et, par conséquent, cela a fini par rompre le contrôle absolu des dictatures locales sur les peuples arabes.

Grâce à la télévision par satellite et Internet, les gens ont appris beaucoup sur les autres cultures où l’individu est respecté et célébré, alors ils ont commencé à s’interroger sur leur culture politique dans toutes ses différentes facettes.

Puis vint la révolution numérique qui a fourni au citoyen ordinaire le pouvoir ultime de critiquer, questionner, mais, plus important encore, de communiquer convenablement avec les autres de son espèce. Jusque-là, bien sûr, les informations ont été contrôlée par l’Etat et édulcoré pour servir les desseins autocratiques des régimes, et cet outil était plus puissant, en fin de compte, que l’usage de la force brute pour amadouer la population. 

Les gouvernements arabes avaient adroitement fait usage du lavage de cerveaux des citoyens pour leur faire croire que l’État est leur protecteur et que le chef bien-aimé, za’im, est leur patriarche bienfaiteur. Mais, grâce aux médias numériques ils se sont rendu compte de la supercherie du pouvoir et ils sont arrivés à la conclusion que le za’im en question est corrompu et oppressif, et par le biais de l’Internet, ils ont commencé à organiser sournoisement leur résistance, jusqu’au moment ou Bouazizi a donné le coup d’envoi des soulèvements arabes par son allumette, toujours en cours, aujourd’hui, sans relâche.

L’ironie du sort, à propos du Printemps arabe, a voulu que les mêmes régimes arabes dictatoriaux et autocratiques qui ont été couvés, pomponnés et protégés par les Etats-Unis, comme Ben Ali de la Tunisie, Saleh du Yémen et Moubarak de l’Egypte, étaient, d’autre part, défaits, de façon humiliante, par des inventions américaines, non létales, certes, mais efficaces telles que : Internet et les réseaux sociaux qui lui sont affiliés comme : Facebook, Twitter, et YouTube.

Changement de régime : pas de changement

Dans le passé, le changement de leader dans le monde arabe ne se produisait traditionnellement que par deux moyens :

  1. Putsch : les militaires, insatisfaits par leur za’im régnant, décident de le remplacer et, ainsi, font usage du coup militaire et lui et ses disciples et sa famille sont soit emprisonnés dans un goulag du régime, ou littéralement liquidés pour faire place nette à une nouvelle équipe, tandis que les citoyens regardent avec indifférence ce drame se dérouler, avec la peur dans l’âme, sachant que la dictature et la répression vont se poursuivre avec un nouveau visage et un nouveau slogan, sans aucun doute; et
  2. La mort naturelle du za’im : à la mort du leader, par vieillesse ou maladie,  le parti au pouvoir désigne son successeur en consultation avec l’armée, qui est en réalité le vrai pouvoir derrière le trône.

La majorité des observateurs et analyses politiques de la scène arabe n’ont, dans leurs rêves les plus fous, jamais pensé que la jeunesse arabe « immature » et “docile“ mènera, avec succès et brio, un soulèvement populaire, tout simplement parce que de tels événements étaient toujours écrasés dans le sang par la dictature, en présence, et dans un silence total. 

Cette fois, cependant, les choses étaient différentes, la jeunesse arabe avait, en sa possession, des armes plus efficaces et très pratiques, entre autres, les PC, les tablettes, les smartphones et Internet et possédait, aussi, des “balles meurtrières“ : les médias sociaux et un puissant allié qu’est l’opinion mondiale, à l’écoute.

La révolution numérique a permis à chaque jeune arabe à être, en même temps, organisateur de réunions et de manifestations politiques et d’être, aussi, une agence de presse efficace et pleinement opérationnelle capable d’envoyer partout, des comptes rendus, des communiqués et, le plus important, des vidéos et des images, telles qu’elles sont réellement.

Pourquoi la révolte de la jeunesse arabe ?

Les jeunes, dès le départ, ont été enfermés dans les systèmes traditionnels qui sont absurdes, archaïques et injustes et appartenaient au Moyen Age. Les systèmes existants de la société arabe sont essentiellement et foncièrement tribaux, en substance, et patriarcaux en pratique. Dans une telle organisation, l’individu n’existe pas en tant que personne libre dans ses choix, mais il fait partie d’une famille élargie dirigée par un patriarche qui n’accepte nullement la critique, la dissidence ou le rejet. En tant que tel, le système politique n’est, en réalité, qu’une image miroir ou image réfléchie du système social : antidémocratique et répressif. Ainsi, pour préserver ce mode de vie, les jeunes sont éduqués dans l’obéissance aveugle et l’allégeance totale et emprisonnés, pour la vie, dans des tabous de deux sortes :

1- Les tabous sociaux :

Les sociétés arabes modernes ont eu accès à la modernisation et au modernisme mais ont rejeté catégoriquement la modernité et la démocratie, et ont refusé aux jeunes leurs fruits : pas d’indépendance de pensée, pas de profession de l’opinion en dehors du consensus, pas de critique des structures sociales, et aucune liberté pour les femmes, pire encore, les femmes étaient considérées comme des meubles à déplacer avec aisance.

2- Les tabous politiques :

Les jeunes sont éduqués à exprimer l’allégeance à des régimes répressifs et exalter leur bonté, de manière obséquieuse. On leur apprend à modérer leur mécontentement, le cas échéant, et ne pas exprimer des opinions discordantes de peur d’aller en prison ou littéralement être tués ou mutilés, en représailles. Ainsi, les régimes existants ont inculqué la peur dans la jeunesse pour toute transgression des lignes rouges, et, ainsi, ceux qui montrent l’obéissance sont récompensés pour leur soumission avec de l’argent, et le pouvoir.

Le printemps arabe ne faiblit point dix ans après

Le printemps arabe n’a certainement pas échoué, comme beaucoup de spécialistes soutiendraient et des citoyens lambadas diraient, pour deux raisons essentielles :

Tout d’abord, les jeunes manquent d’expérience dans la gestion de la situation politique post-Printemps arabe et comme tel, ils ont été rapidement supplanté par d’autres groupes politiques qui ont pignon sur rue depuis belle lurette et qui ne sont motivés que par le gain politique ; et

Deuxièmement, la mise en place, dans de nombreux cas, de régimes politiques nouveaux qui ont introduit des réformes limitées juste pour désamorcer la situation, ni plus ni moins, n’a fait que pousser les jeunes à vouloir un changement radical, dans le long terme.

Cependant, la jeunesse arabe a donné, de bonne foi, une seconde chance aux régimes en place, mais hélas la plupart d’entre eux l’ont gaspillé. 

Pour le moment, le Printemps arabe prend du recul, mais son message universel est vivant dans le monde entier. Hier, c’était le soulèvement de l’Ukraine contre les institutions non démocratiques, aujourd’hui c’est le Printemps politique en Chine communiste par l’entremise de la « Révolution des Parapluies“ menée par la jeunesse de Hong Kong, qui rêve d’une véritable démocratie, peut-être, dans l’ensemble de la Chine, pour une fois.

Donc, la prochaine vague du Printemps arabe voudra, sans doute, finir avec les systèmes politiques touchés par la première vague, mais pourrait, également, faire des ravages dans les pays conservateurs du Golfe et atteindre l’Iran théocratique, où le terrain est fertile pour un changement.

Donc, tout le monde est dûment averti de ce qui est à venir. Soit engager un vrai changement politique ou finir dans la poubelle de l’histoire.

Vous pouvez suivre le Professeur Mohamed Chtatou sur Twitter :@Ayurinu

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Bibliographie annotée :

Amin, Samir / Le monde arabe dans la longue durée : le printemps arabe ? – Temps des cerises, 2011.- ISBN 978-2-84109-894-1.

Samir Amin, économiste marxiste franco-égyptien, est étroitement lié aux mouvements de lutte dans le tiers-monde. Figure intellectuelle du monde arabe, il a assisté aux mouvements des peuples qui se sont multipliés au début de l’année dans cette partie du monde, en particulier en Egypte. Dans ce livre, il analyse le mouvement, ses potentialités mais aussi les dangers de récupération qu’il court.

BAB DS63.14. A57 2011

Basbous, Antoine / Le tsunami arabe. Fayard, 2011.- ISBN 978-2-213-66620-4.

Réflexion sur les conséquences géopolitiques, sociales et économiques des révoltes ayant éclaté en 2011 dans les pays arabes, sur la viabilité des processus de démocratisation enclenchés, sur l’attitude de l’Iran, la Turquie et Israël face à ces événements…

Béchir-Ayari, Michaël & Geisser, Vincent / Renaissances arabes : 7 questions clés sur des révolutions en marche. Ed. De l’Atelier, 2011.- ISBN 978-2-7082-4173-2.

En s’attachant à décrire les traits spécifiques du soulèvement des peuples arabes, deux spécialistes de cette région en analysent les causes profondes : l’alliance du despotisme et des politiques libérales d’ajustement structurel n’a pas résisté à trois écueils, l’absence de liberté, le chômage et la corruption. Ils montrent que les impacts du mouvement débordent les frontières du monde arabe.

BAB DS63.14. B4 2011

Compte rendu : http://remmm.revues.org/7365

Ben Hammouda, Hakim / A quoi rêve un oriental ? De nouvelles modernités pour les printemps arabes. Ed. Du Cygne, 2011.-ISBN 978-2849242506.

Les bouleversements survenus au sein des pays arabes ont profondément modifié tous les domaines de la vie politique, économique et sociale. Considérant que les printemps arabes ont ouvert la voie à la construction de nouveaux systèmes démocratiques et à une plus grande participation citoyenne, l’auteur propose des pistes de réflexion pour de nouveaux fondements philosophiques et politiques.

BAB DS63.14. B4 2011.

Boussois, Sébastien (Dir.) / Le Moyen-Orient à l’aube du printemps arabe : sociétés sous tension. Ed. Du Cygne, 2011.- ISBN 978-2-84924-247-6.

Ensemble de textes de chercheurs spécialistes du Moyen-Orient qui reviennent sur la situation actuelle des pays qui ont renversé leurs dirigeants lors du printemps arabe et ceux qui sont en période de tension comme la Libye ou la Syrie. Plusieurs thématiques sont développées afin de porter un regard global sur cette phase de changements.

Dakhlia, Jocelyne / Tunisie, le pays sans bruit. Actes Sud, 2011.- ISBN 978-2-330-00122-3.

Une réflexion sur la révolution tunisienne de 2010, à travers une analyse du contexte dans lequel le pays se trouvait au moment de son déclenchement et ses premiers développements politiques.

BAB DT266.7. D3 2011

Compte rendu : remmm.revues.org/7564

Peterson, Michel (Dir.) / Les Printemps arabes. Mémoire d’encrier, 2011.- ISBN 978-2-923713-67-0.

Les auteurs viennent de tous les horizons et de tous les milieux. Cet ouvrage aura l’avantage de rompre avec les poncifs, en établissant simplement les faits, les expériences du vécu afin que résonne la raison arabe.

Compte rendu : http://brock.scholarsportal.info/journals/voixplurielles/article/download/596/605

Article19.ma

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