Levée de boucliers. Des activistes marocains ont lancé une pétition pour « la préservation du patrimoine marocain » suite à l’inscription par l’UNESCO du couscous sur la liste du patrimoine culturel immatériel après une candidature conjointe du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie et de la Mauritanie.

Les signataires de la pétition, dont le nombre a dépassé les 1200, refusent de « partager » l’héritage du couscous marocain avec les autres pays d’Afrique du Nord sous le slogan: « Non à la folle généralisation de la culture nord-africaine. Oui à la promotion de la culture marocaine au niveau international! »

Le site arabophone Hespress.com, citant les signataires qui estiment que: « la candidature conjointe des quatre pays du Maghreb nuit à la richesse de notre art culinaire », notant que la spécificité marocaine du couscous, ainsi que les variétés régionales de ce plat traditionnel, « méritent une inscription individuelle auprès de l’UNESCO ».

Pour eux, « cette négligence ouvre la voie à l’appropriation culturelle par les pays voisins du patrimoine culturel marocain », appelant le ministère de la Culture à « s’engager davantage dans la protection de notre patrimoine, qui fait partie intégrante de l’identité marocaine ».

+ Protéger et promouvoir le patrimoine marocain +

La pétition vise, selon ses initiateurs, à protéger et à promouvoir le patrimoine marocain dans son ensemble, y compris l’architecture, l’artisanat, la gastronomie, les les chants et les danses, estimant que tous ces éléments doivent être inscrits sur la liste du patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Annonçant, la semaine dernière, l’inscription sur liste du patrimoine culturel immatériel, l’UNESCO avait au contraire estimé que « cette inscription commune d’un patrimoine partagé illustre combien le patrimoine culturel immatériel peut être un sujet sur lequel les États se retrouvent et coopèrent. C’est d’ailleurs le sens de l’action de l’UNESCO : jeter des ponts entre les peuples, les rapprocher à travers des pratiques et des savoirs qu’ils ont en commun ».

Pour la Directrice générale de l’organisation, Audrey Azoulay, « cette inscription conjointe est une très belle réussite. C’est un signe fort de reconnaissance culturelle et c’est aussi un vrai succès diplomatique, sur un sujet si important et si symbolique pour les peuples de toute cette région, et bien au-delà ».

Article19.ma

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