Justice. L’affaire des attaques terroristes du 16 mai 2003, les plus sanglantes qu’a connues le Maroc, font de nouveau devant la justice à la suite de l’extradition du Danemark de l’un des principaux cerveaux de ces attentats-suicides et l’ouverture de son procès en appel après qu’il ait été condamné en octobre à la peine de mort mort en première instance.

Accusé d’avoir participé aux attentats terroristes de mai 2003 à Casablanca, Said Mansour vivait au Danemark depuis 1984. Agé de 60 ans, le « terroriste » a été déchu de sa nationalité danoise.

Selon l’agence de presse espagnole EFE, le cas de Mansour est sans précédent, d’autant plus qu’il est le premier immigré au Danemark à être déchue de sa nationalité, en 2016.

+ Dans l’œil du cyclone depuis 2002 +

En effet, un tribunal danois l’a reconnu coupable de diffusion de propagande terroriste dans le pays où il avait cinq enfants avec sa femme danoise. Mansour a été extradé vers le Maroc en janvier 2019.

Les autorités marocaines avaient émis un mandat d’arrêt international à l’encontre du mis en cause dès 2002 pour son implication dans d’autres affaires criminelles à caractère terroriste et ce même avant les attaques de mai 2003, notamment des « actes terroristes » perpétrés par des cellules extrémistes appartenant aux groupes extrémiste Salafia Jihadia .

Mansour était en contact permanent avec les groupes extrémistes auxquels il fournissait des revues et des écrits salafistes ainsi qu’un soutien logistique comme il était vendeur de livres dans les environs de la capitale danoise Copenhague.

Pour rappel, le 16 mai 2003, les attentats perpétrés par des kamikazes islamistes marocains ont fait 33 morts et plusieurs blessés à Casablanca.

Article19.ma

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